MO(T)SAIQUES 2

"Et vers midi
Des gens se réjouiront d'être réunis là
Qui ne se seront jamais connus et qui ne savent
Les uns des autres que ceci : qu'il faudra s'habiller
Comme pour une fête et aller dans la nuit ..."

Milosz

lundi 9 janvier 2012

P. 107. Auschwitz, notre infini désespoir...

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Auschwitz (Graph. JEA/DR).


Françoise Delbo (déportée) :

- "On sait que ce point sur la carte
c’est Auschwitz
On sait cela
Et pour le reste, on croit savoir."

Alain Fleisher :

- "Trop souvent l'Europe considère que la Shoah est la tragédie des seuls juifs, sans réaliser qu'elle est aussi le drame de son propre effondrement, car l'Europe qui se reconstruit peu à peu, restera longtemps encore, quels que soient les régimes politiques et la prospérité, un baraquement de chantier en préfabriqué, parmi les ruines de ce qui fut l'architecture même de l'esprit."

- "Nous faisons partie de ceux qui ont continué d'exister après la destruction. De ce monde irrémédiablement perdu, chacun de nous garde des souvenirs, et chacun de nous est là avec autour de soi un monde qui s'est absenté. De ce monde devenu invisible, nous sommes les derniers dépositaires, les derniers héritiers." 

Paul Celan :

- "Les millions de morts d'Auschwitz ont une tombe au creux des nuages." 

Primo Levi :

- "Visiteur, observe les vestiges de ce camp et médite : de quelque pays que tu viennes, tu n'es pas un étranger. Fais que ton voyage ne soit pas inutile, que notre mort n'ait pas été inutile. Pour toi et pour tes enfants, que les cendres d'Auschwitz soient un avertissement : fais que l'horrible fruit de la haine, dont tu vois ici les traces, ne donne pas de nouvelles graines, ni demain, ni jamais."
(Pierre du souvenir sur le site du Judenlager des Mazures, seul camp pour juifs de Champagne-Ardenne). 

Jean Tardieu :

- "Puisque les morts ne sont pas revenus,
que reste-t-il à savoir aux vivants ?
...
Puisque les morts ne peuvent plus se taire
est-ce aux vivants à garder le silence ?"

(DR).


Cette Page ?  Ma brève réponse à cette publicité qui promet de perdre des calories (sans doute parce qu'elle est vomitive) grâce à Auschwitz. 

Les agences de presse ce 9 janvier 2012 :

- "Circuit Factory a posté une image du camp de concentration d'Auschwitz avec comme légende: "Dites au revoir à vos calories."
Le responsable du club de gym a été contraint de retirer immédiatement la pub qu'il avait postée sur Facebook. Il a bien tenté d'expliquer sa stratégie marketing mais sans succès. Il a déclaré que sa salle de sport était "une sorte de camp de concentration pour les calories".
"L'idée de cette campagne n'était pas de bouleverser tout le monde. En fait, vous voulez que les gens parlent de votre entreprise. Nous voulons qu'ils parlent de nous mais pas qu'ils le prennent mal."

L'inscription volée en décembre 2009 (Graph. JEA/DR).

Elie Wiesel :

- "Il fut un temps où tout m'incitait à la colère, et même à la révolte. Contre l'humanité complice. Plus tard, j'éprouvais surtout de la tristesse. Pour les victimes."

- "Au temps de Hitler, la vie juive était en danger. 
Maintenant, c'est la mémoire juive qui n'est plus en sûreté."


L'une de 56.000 fiches de la cartothèque juive du SIPO-SD (Arch. JEA/DR). 

A la mémoire de Charlotte Modrzewski, 3 ans. 
Sur sa fiche et par ordonnance allemande, déclarée "apatride d'origine polonaise". Juive "sans profession" et domiciliée à Anvers. Déportée depuis la Kazerne Dossin (Belgique), le 25 août 1942 - convoi V (n° 21). Avec sa mère Chaja Modrzewki-Herszkowicz, son frère aîné Isaak (10 ans) et Mauritz (9 ans). 
Dans ce convoi, furent emportés vers Auschwitz 229 autres enfants.
Le père, Szlama Modrzewski, disparut lui aussi à Auschwitz où il avait été déporté par le convoi XV (n° 109) du 24 octobre 1942.
Source : JEA, Mémorial des déportés du Judenlager des Mazures, Tsafon, Revue d'études juives du Nord, n°3, hors-série, 2007, 155 p.

Veuillez lire aussi la colère de Melanie, en cliquant : ICI.
Et celle de Zoë présentant cette "pub" en ces termes : "ce pur déchet n'est recyclé ici que pour mieux l'envoyer dans les poubelles du diable." Cliquer : ICI.



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P. 106. Mers de nuages

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Ault (Ph. JEA/DR).


Cirrus, cumulus, nimbus, stratus... Ils portent malgré eux des noms savants
mais heureusement, les nuages, ces somnambules-funambules, ne se prennent pas au sérieux.

Tous aiment les vagues à l'âme des rivages et bâtissent des châteaux de sable sur des plages sans marge.

Parfois, pour chasser le souvenir glauque d'un collabo belge, ils jettent quelques poignées de grêle sur le premier épouvantail venu.

Sinon, ils adorent retourner en enfance et jouer à saute-moutons avec des oiseaux de nuit insomniaques.

Des intégristes aussi troubles que troublés, leur reprochent de ne pas sortir en burka mais au contraire en tenue d'ève ou d'adam et qui plus est, de ne pas être complexés par leur âge !

Les nuages savaient bien avant Galilée que la terre est ronde sans pour autant avoir la tête qui tourne.

Par solidarité, ils lessivent jusqu'à l'os de leur matraque, les forces dites de l'ordre qui traquent les nomades à la trace !

Parole de nuage breton : me zo ganet e kreiz arr mor, je suis né au milieu de la mer (JEA/DR).

Les nuages n'arrivent jamais à bon ou à mauvais port,
eux qui ne cessent de partir...

Saint-Marcouf (JEA/DR).

Audresselles (Ph. JEA/DR).

"La chanson des vieux amants" de Brel :

- "Bien sûr, nous eûmes des orages
Vingt ans d'amour, c'est l'amour fol
Mille fois tu pris ton bagage
Mille fois je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient
Dans cette chambre sans berceau
Des éclats des vieilles tempêtes
Plus rien ne ressemblait à rien
Tu avais perdu le goût de l'eau
Et moi celui de la conquête..."


(Ph. JEA/DR).

Tristan Tzara :

- "L'orage indescriptible dont se nourrit la mer des vitres."



Ciel faisant la Manche (JEA/DR).

Utah Beach. De loin la plage de Normandie la moins sanglante : un maximum de 200 tués, blessés ou disparus le jour du débarquement (Ph. JEA/DR).

Utah Beach, juin 1944 (Doc. JEA/DR).).

Ile Chausey (Ph. JEA/DR).

Jardeheu (Ph. JEA/DR). 

Le ciel de la mer du Nord comme un(e) ora(n)ge pressé(e) (Ph. JEA/DR). 

Pour continuer à vagabonder dans l'album photo de ce blog, cliquer : ICI. 



jeudi 5 janvier 2012

P. 105. Venue d'ailleurs : Isabelle C.

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(Ph. JEA / DR).

Nos océans rouillent toujours plus intensément avec toutes ces épaves encerclées par les meutes hurlantes de vagues bravaches aux crocs bavants.
Les phares finissent par douter d'eux-mêmes et referment les bouquins évoquant encore le siècle des lumières.
Le sel avive cruellement les plaies des poissons voletants ne sachant plus à quelle branche des étoiles s'accrocher.
Les derniers arbres des derniers archipels ont été jetés dans des fosses communes après leur exécution par des armées de tempêtes spadassines et fières de leurs crimes contre l'humanité. Tempêtes qui sont provisoirement reparties après avoir muré la sortie des artistes.

Face à face, nos passés et leurs futurs ne parlent pas la même langue.

En ce début 2012 rubicond, surnage un îlot. Celui de la poésie. Nous sauvant et sauvant les nuages de naufrages systématiques. Dans l'unique boîte aux lettres de ce mouchoir-îlot, fut déposé un coquillage sans timbre mais pas sans voix et donc murmurant ceci :
- "J'ai écrit un petit texte, l'ai enregistré, ai aimé le dire, vous le confie dans sa version sonore et écrite..."
Signé : "Isabelle C."

Isabelle C. ? Elle possède le rare pouvoir de collecter, de comprendre et même d'apprivoiser les "Tremblements de taire".
Si vous divaguez par Paris, il vous suffira de scruter les noms à l'entrée des porches, des parcs, des passages, des cours, des jardinets, des ruelles, des venelles. Vous finirez bien par lire :
- "Isabelle C... mi se taire des mots ... mystère ... creux de ce qui reste du dire ...",
et vous serez arrivé(e)s chez elle. Là où le ciel est plus haut, les illusions en liberté non surveillée, les miroirs capables de prendre dans leurs glaces des fleuves entiers, les murs esquissés par des livres empilés, les éclairages fragiles et fantasques. 

En sollicitant le parlophone, vous entendrez les noires et les blanches d'un piano magique puis sa voix que vous reconnaîtrez pour avoir ouvert cette page.


(Ph. Isabelle C./DR).

Isabelle C. : Cette si petite surface du globe


- Il me racontait cet homme

A moi dans les yeux tout près

Son souvenir si loin si puissant

D’avoir couvert sous ses pieds

Du haut de ses cinq ans

Cette si petite surface du globe

Sur l’asphalte d’un quai

Encore crissant du train

Qui l’avait arraché de la main

A sa mère, à son sein

Il entendait encore virginal

L’accent des passants

Etranges baisers sur ses plaies

Etranges bouées sur le vague

Des mémoires à larges failles

C’est là qu’il fît racine

C’est là qu’il me parlait.




Son et lumières : Isabelle C.


Autres venu(e)s d'ailleurs ayant répondu à l'invitation de ce globe-blog :

- "Imaginez un pays", la Belgique de Jean-Charles Verlinden, P. 18

- "Haïkus du bord de mer" et de Danièle Duteil, P. 26
- "Li Bia Bouquet" de Christian Delwiche, P. 40
- "Julos Beaucarne" sur l'île aux trésors de Colo, P. 90



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lundi 2 janvier 2012

P. 104. "Ici Londres", 1er janvier 1944 : les voeux de Pierre Dac

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Pierre Dac,
Drôle de guerre, de Radio Londres à L'Os libre,
omnibus, 2008, 1169 p.

4 de couverture :

- "Ici Londres, les Français parlent aux Français..." Le 30 octobre 1943, une voix familière fait son apparition sur les ondes de la BBC : Pierre Dac, après bien des vicissitudes, venait enfin de rallier l'Angleterre et la France libre. Au micro de "Radio Londres" et dans les pages de l'hebdomadaire France, il allait fustiger, en textes et en chansons, l'occupant nazi et les collaborateurs.
Une fois la paix revenue, il ressuscite L'Os à Moelle sous le titre de L'Os libre, qui comptera 102 numéros jusqu'en octobre 1947. Dans un pays en reconstruction miné par l'instabilité politique et les pénuries, Pierre Dac et ses complices s'en donnent à coeur joie et portent sur les événements leur regard de loufoques.
Cette anthologie regroupe les textes de Londres et les meilleurs articles de L'Os libre situés dans leur contexte historique.
Choix et présentation de Jacques Pessis."

Le Nouvel Observateur :

- "En 1943, la France après avoir été coupée en deux n'avait pas de quoi être pliée en quatre. Pourtant ceux qui entendirent la BBC le 30 octobre 1943 se souviennent d'une voix. Le Français qui parlait aux Français était le roi des loufoques. Après bien des péripéties, des nuits de prison, des angoisses terribles et des peurs indicibles, Pierre Dac venait mettre son rire au service de la Résistance. Il était alors un homme et surtout une voix reconnue. Lorsqu'on l'arrêta le 26 mars 1942 au poste frontière de Céret alors qu'il tentait déjà de rejoindre Londres, via l'Espagne puis le Portugal, le chansonnier fît cette déclaration au commissaire qui l'interrogeait: «En France, il y avait deux hommes célèbres, le maréchal Pétain et moi. La nation ayant choisi le Maréchal, je n'avais plus qu'à partir.» D'autant plus que Pierre Dac était juif (…).
Durant neuf mois, à coups de parodies, de bulletins délirants et de joutes verbales avec Radio-Paris, Dac aura préparé la libération des esprits par le rire."
(4 décembre 2008). 

Pierre Dac :

- "Le 13 mai 1938, création de L'Os à Moelle. Le 30 mai 1940, fin de sa parution et de mes occupations pour cause d'occupation par les autorités d'occupation. Alors, n'est-ce pas, la Résistance, les prisons tant en France qu'en Espagne, et réciprocellulairement, puis Londres, où 9 mois dupont - pardon - 9 mois durant, veux-je dire, je participai à l'émission " Les Français parlent aux Français". (1)

Un 33T Philips des années 60 et vendu aujourd'hui à des prix foldingues (DR).

Pierre Dac :
message du premier janvier 1944

- "Je ne peux m'empêcher, en ce premier jour de l'an 1944, d'évoquer l'atmosphère des premiers de l'an d'avant-guerre et ce qu'ils pouvaient voir, à certains égards, de conventionnel. Naturellement, pour ceux qu'on aimait vraiment, l'échange de souhaits était sincère ; mais il y avait tous les autres, et je me souviens qu'en fin de journée, après avoir encaissé et rendu une quantité industrielle de voeux, lorsque je rencontrais, d'aventure, encore un quidam, avant même que celui-ci n'ouvre la bouche, je lui disais, ou plutôt lui hurlais : "Merci, je vous souhaite la même, et à l'envers." Et les lettres, les cartes de visite, les cadeaux, les fleurs, les bonbons avec toujours l'arrière-pensée d'oublier quelqu'un ; bref, ça tournait souvent à la corvée. Corvée qu'on blaguait, dont on riait, en raison de son côté traditionnel un peu suranné et, cependant, à tout prendre charmant.
Depuis trois ans, le rire a disparu ; les bonbons, les cadeaux aussi, et les fleurs qui restent, on les apporte sur les tombes anonymes de nos camarades que la Gestapo a suppliciés parce qu'ils voulaient demeurer des hommes fiers et libres. Les souhaits qu'on échange presque à voix basse sont graves. D'ailleurs, on n'a pas besoin de se dire grand chose : on se regarde droit dans les yeux, on se serre la main, bien fort, et ça suffit : on se comprend.
C'est parce que j'ai trop en mémoire le souvenir de ces premiers janviers écoulés que les voeux que je forme en ce premier de l'an, mes amis de la résistance, je vous les adresse d'une voix plus claire et plus assurée. J'ai vécu au milieu de vous, bien des jours mauvais et durs ; j'ai connu, en prison ou traqué, les heures troubles où l'on n'a pas trop de toute sa volonté pour conserver son calme et son courage. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, du fond de mon exil, de toute mon âme, de toutes mes forces, je vous dis : "Bonne année, parce que je sais que ce sera la bonne, la grande année. Pour vous toutes et tous, pour les petits surtout, bonne santé, malgré les privations."
Et puisque la tradition veut qu'au seuil de l'an nouveau, on donne l'accolade, laissez-moi vous embrasser tous, car je crois que l'immense espoir que je porte en moi me donne un coeur assez grand pour pouvoir le faire.
Bonne année, mes chers copains, bonne victoire, et à bientôt." (2)

Pour retrouver la voix de Pierre Dac depuis Londres :



- "Les fils de Pétain :

Philippe Pétain de son balcon
regardait la honteuse rangée de faux-jetons
la brochette de sacrés cochons
de Paul Marion à de Brinon (3 et 4)
Darnand, Doriot (5 et 6)
Laval, Henriot (7 et 8)
d'un air éteint
il s'écria soudain :
"Y a-t-il des salauds parmi nous ?"
"TOUS, TOUS, TOUS !!!"
Traîne tes pieds par terre
la francisque à la main, c'est la fin
il n'en restera guère
de tous ces fils de Pétain."

Les voeux de Pierre Dac pour 1944 se réaliseront. Débarquement de Normandie. Débarquement de Provence. Libération de Paris (y compris le cam de Drancy, événement souvent passé sous silence) . Mais l'attente se prolongera jusqu'en mai 1945 pour la fin du conflit. Avec l'appel de combien de morts sur tous les fronts et dans les rangs des résistants, de combien de prisonniers politiques ou de persécutés raciaux jamais revenus des camps ?

Remerciements de De Gaulle à Pierre Dac (Graph. JEA/DR).

Charles de Gaulle :

- "Répondant à l'appel de la France en péril
de mort, vous avez rallié les Forces Françaises Libres.
Vous avez été de l'équipe volontaire des
bons compagnons qui ont maintenu notre 
pays dans la guerre, et dans l'honneur.
Vous avez été de ceux qui, au premier rang,
lui ont permis de remporter la Victoire !
Au moment où le but est atteint, je
tiens à vous remercier amicalement,
simplement, au nom de la France !
1er Septembre        C. de Gaulle.
1945."

(Graph. JEA/DR). 

NOTES : 

(1) Pour (re)lire la P. 8 de ce blog, "10 février 1941, les Français parlent aux Français", cliquer : ICI. 
A propos de la guerre des ondes, la P. 44, "Henri Béraud : haïssez de Gaulle... Crachez au visage des gaullards et des traîtrophiles", cliquer : ICI.
Enfin, la P. 177 de l'ancien blog Mo(t)saïques : "Août 1945. Pierre Dac face à Leni Riefenstahl", cliquer : ICI.

(2) Pierre Dac, Drôle de guerre..., op. cit., pp 76-77. 

(3) Paul Marion (1899-1954). Secrétaire général à l'information et à la propagande sous le régime de Vichy. Condamné à une peine dix ans de prison en 1948. Grâcié pour raisons de santé en 1953.
Pour la P. 54 : "Quand Mauriac évoquait... P. Marion", cliquer : ICI.

(4) Fernand de Brinon (1885-1947). Délégué général du gouvernement français dans les territoires occupés, soit ambassadeur de la France de Vichy à... Paris. Condamné à mort et exécuté en 1947.
Pour la P. 54 : "Quand Mauriac évoquait... F. de Brinon", cliquer : ICI.

(5) Joseph Darnand (1897-1945). Commandant national du Service d'ordre légionnaire de Vichy. Puis, à partir de 1943, de la sinistre Milice française. Mérita aux yeux des occupants, le grade de lieutenant SS. Nommé en 1944 secrétaire d'Etat au maintien de l'ordre puis Secrétaire d'Etat à l'intérieur. Condamné à mort et fusillé en 1945.

(6) Jacques Doriot (1898-1945). En 1936, fondateur du Parti populaire français qui deviendra l'un des principaux partis de la collaboration. Créa aussi la Ligue des volontaires contre le bolchevisme et porta l'uniforme de lieutenant sur le front russe. En 1944, s'enfuit en Allemagne pour y créer un Comité de libération.. de la France. Mort le 22 février 1945 lors d'un mitraillage de son véhicule par un avion.
Un exemple de l'antisémitisme de Doriot sur la P. 97, cliquer : ICI.

(7) Pierre Laval (1883-1945). Si Pétain reçut les pleins pouvoirs en juillet 1940, c'est d'abord grâce à Laval qui fut récompensé par la vice-présidence du conseil du premier gouvernement de Vichy. Tombé en disgrâce en décembre 1940. En profita pour intensifier ses liens avec les occupants qui n'eurent de cesse de le voir revenir au pouvoir. Chef du gouvernement de Vichy d'avril 1942 à août 1944. S'enfuit d'abord en Allemagne puis en Espagne. Franco le livre en 1945. Condamné à mort et exécuté en octobre 1945.

(8) Philippe Henriot (1889-1944). Collabore plus qu'activement en écrivant dans Gringoire ainsi que dans Je suis partout. Surtout célèbre pour son surnom de "Goebbels français" décroché sur les ondes de Radio Paris. Insulta notamment Pierre Dac et la mémoire des siens pour leurs origines juives. De plus, milicien de Darnant. En janvier 1944, nommé secrétaire d'Etat chargé de l'information et de la propagande de Vichy. Abattu par des résistants le 28 juin 1944.


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dimanche 1 janvier 2012

P. 103. Bons vents pour 2012...

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Paul Austin-Grenier :

- "Travestir le temps qui passe et qui nous reste hostile, pour soi-même demeurer et, par la minuscule faille dans l'écorce des jours, dérober un brin de folie pour enfin respirer un air de liberté, voilà bien le seul programme digne de tenir l'affiche une vie durant, non ?"


(Ph. JEA/DR).


Et pour toutes celles et ceux qui n'ont pu abandonner dans les consignes de 2011 
leurs encombrants bagages marqués d'une croix rouge
et franchir les bras légers la frontière de l'an nouveau :

- "Les Chwès d' Nameur vos sohêtet ene fwart bone aneye avu : 365 djoûs d'ene sintéye di fier, 12 moes d' bouneur, et 4 sajhons di plin solea. Fuxhoz tertos branmint pus sovint amoreus k' malades, vos n' aroz pont d' rujes, nos payrans l' médcin et co l' apoticare..."

Et pour un tour du monde des voeux, suivez les étoiles de...
- brigetoun, cliquer : ICI.
- Otli : ICI. 
- k.role : ICI. 
- Danièle Duteil : ICI. 
- La Feuille Charbinoise : ICI.
- Kenza : ICI.
- Sandrine 70 : ICI.
- Euterpe : ICI.
- Sophie : ICI.
- Tania : ICI.
- Lautreje : ICI.
- Dominique : ICI.
- Zoë Lucider : ICI.
- Chrys : ICI. 
- Coumarine : ICI.
- Maïté/ Aliénor : ICI.
- Colo : ICI.
- Dominique Hasselmann : ICI.
- jeandler : ICI.
- la Mère Castor : ICI.
- Danielle (album vénitien) : ICI.
- LH : ICI.
- bydyfy : ICI.
- Depluloin : ICI.
- Regard de Femme : ICI.



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