MO(T)SAIQUES 2

"Et vers midi
Des gens se réjouiront d'être réunis là
Qui ne se seront jamais connus et qui ne savent
Les uns des autres que ceci : qu'il faudra s'habiller
Comme pour une fête et aller dans la nuit ..."

Milosz
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lundi 27 janvier 2014

Une forêt de photos...

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Aube sur la lisière de la forêt à Signy-le-Petit (Ph. JEA/DR).


Henri Gougaud :

- "Cet homme est comme une forêt, il se croit tout obscur, il est partout troué de rayons de soleil."




Route forestière du Milieu (Ph. JEA/DR).



Route forestière de Cendron (Ph. JEA/DR).



Le Gravier du Bois (JEA/DR).



Surprise partagée (JEA/DR).




Alle-sur-Semois (JEA/DR).



Forêt complètement givrée (Ph. JEA/DR).


Ruisseau du Charme Baudet (Ph. JEA/DR).



Mur musical de feuilles (Ph. JEA/DR).



Sorcière de l'Etang à la Fermière (Ph. JEA/DR).



La Rouillette, mur de bois coupé pour l'hiver (Ph. JEA/DR).



Première gelée sur la chaumière de la Plaine Jean Diot (Ph. JEA/DR).



Le Chêne Chatelaine met une écharpe pour une nuit ardennaise (Ph. JEA/DR).

Autres pages dans l'album photos de ce blog ? Cliquer : ICI.

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lundi 2 septembre 2013

P. 262. Le 2 septembre 1910, la mort renverse le chevalet du Douanier Rousseau...


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Henri, Julien, Félix Rousseau (21 mai 1844 - 2 septembre 1910)
Moi-Même, autoportrait (1890), huile sur toile, H 146 cm, L 113 cm.
détail en couverture de :
Gilles Plazy,
Le Douanier Rousseau, un naïf dans la jungle,
Gallimard, Coll. Découvertes, 1992, 144 p.

Guillaume Apollinaire :

- "Nous sommes réunis pour célébrer ta gloire,
Ces vins qu'en ton honneur nous verse Picasso,
Buvons-les donc, puisque c'est l'heure de les boire
En criant tous en chœur : " Vive ! vive Rousseau ! "

(Inscription pour le tombeau du peintre Henri Rousseau douanier).

Musée d’Orsay

- "Petit employé de l'octroi de Paris (1), d'où le surnom de "douanier", Henri Rousseau échappe à sa modeste condition sociale par la peinture, qu'il pratique en parfait autodidacte.
N'ayant jamais quitté la France, c'est dans l'imagerie populaire et les récits de l'époque qu'il puise son inspiration pour réaliser les grandes "Jungles" qui en font le pionnier d'un nouvel exotisme et assurent sa célébrité (…).
Parmi ses plus fervents admirateurs, on trouve Alfred Jarry, André Breton, Guillaume Apollinaire, Robert Delaunay (2) ou encore Pablo Picasso."
(Exposition au Musée, 2006).

Le mONDE dES ARTS

- "C'est un monde hors de l'ordinaire qui au fond, intéresse Rousseau, un monde hors de la réalité de sa vie misérable, hors de ses drames familiaux, de des déboires affectifs, et de ses échecs comme artiste peintre. Il se dit peintre réaliste, et ne veut peindre dit-il que la nature.
Il a été bercé par les contes traditionnels que lui racontait, enfant, une vieille tante durant son enfance à Laval. Impressionné quelques années plus tard par la lecture de Robinson Crusoe et de Paul et Virginie, Rousseau restera imprégné de la lecture qu'il fera de Jean-Jacques Rousseau et du concept de l'homme naturel et du bon sauvage."
(H. Rousseau, galerie 1).

Musée de l’Orangerie


- "Cet autodidacte ne commença sa carrière de peintre que tardivement vers l’âge de 40 ans.
L’œuvre inclassable du Douanier Rousseau est particulièrement bien représentée (neuf tableaux) au musée de l’Orangerie. La Collection Jean Walter et Paul Guillaume expose l’ensemble le plus important de peintures de cet artiste en France.
Paul Guillaume fût l’un des principaux collectionneurs de tableaux de Rousseau, et ce dès 1915, époque où Rousseau, admiré uniquement par les cercles d’avant-garde, est encore ignoré du grand public."
(Catalogue).


1897 : La gitane endormie, huile sur toile, H 129,5 cm, L 200,7 cm (DR).

Alain Galoin

- "Henri Rousseau est une personnalité artistique originale et inclassable. Né à Laval en 1844, dans un milieu très modeste, il exerce la fonction de gabelou à l’octroi de Paris de 1871 à 1893, d’où son surnom de « Douanier ». Son entrée dans la vie artistique est relativement tardive : en 1871, il commence à peindre en amateur passionné, sans culture ni métier. Il produit des paysages qui illustrent souvent les progrès techniques de son temps, des portraits, des sujets patriotiques et militaires, des scènes de la vie populaire et des vues d’un Paris qu’il ne quittera jamais, mais sa notoriété est avant tout liée aux tableaux à sujets exotiques dont l’inspiration est nourrie par ses visites au Jardin des Plantes, au Museum d’Histoire naturelle, ou d’images empruntées aux dictionnaires, aux catalogues, aux livres de botanique ou aux chromos (…).
Objet des sarcasmes et du dédain des critiques, son œuvre est unanimement appréciée des peintres symbolistes comme Paul Gauguin et Odilon Redon, ou des artistes d’avant-garde comme Pablo Picasso, Robert Delaunay, Marie Laurencin, Fernand Léger, Camille Pissarro ou le peintre américain Max Weber (3) qui lui consacrera une exposition à New York en 1910. Le Douanier Rousseau se sent néanmoins très éloigné des Impressionnistes et des Modernes. Admirateur d’Ingres et de peintres académiques comme Bouguereau ou Gérôme, il ne relève cependant ni de la tradition, ni de l’avant-garde. Sa peinture constitue une expérience originale qui continue à susciter bien des interrogations."
(L’Histoire par l’image, « explore l’Histoire de France à travers les collections des musées et les documents d'archives »).

Fondation Beyeler

- "Méconnu de son vivant et bien après comme un représentant de la peinture naïve, il ne s’est imposé qu’à titre posthume comme un précurseur majeur de l’art moderne."
(2013).

Félix Vallotton

- "Monsieur Rousseau devient plus stupéfiant d'année en année... C'est l'alpha et l'oméga de la peinture... Tout le monde ne rit pas, du reste, et certains qui en auraient envie s'arrêtent bientôt ; il est toujours beau de voir une croyance, quelle qu'elle soit, si impitoyablement exprimée" (4).

Le Douanier Rousseau et Picasso

- "Nous sommes les deux plus grands peintres de ce siècle, Picasso dans le style égyptien, et moi dans le style réaliste" (5).


1909 : La muse (Marie Laurencin) inspirant le poète (Guillaume Apollinaire), huile sur toile, H 146 cm, L 97 cm (DR).

Guillaume Apollinaire à propos du Douanier Rousseau

- "Peu d'artistes ont été plus moqués durant leur vie que le Douanier, et peu d'hommes un front plus calme aux railleries, aux grossièretés dont on l'abreuvait. Ce vieillard courtois conservera toujours la même tranquillité d'humeur et, par un tour heureux de son caractère, il voulait voir dans les moqueries mêmes l'intérêt que les plus malveillants à son égard étaient en quelque sorte obligés de témoigner à son oeuvre. Cette sérénité n'était que de l'orgueil bien entendu. Le Douanier avait conscience de sa force. Il lui échappa, une ou deux fois, de dire qu'il était le plus fort peintre de son temps. Et il est possible que sur bien des points il ne se trompât point de beaucoup. C'est que s'il lui a manqué dans sa jeunesse une éducation artistique, il semble que, sur le tard, lorsqu'il voulut peindre, il ait regardé les maîtres avec passion et que presque seul d'entre les modernes, il ait deviné leurs secrets.
Ses défauts consistent seulement parfois dans un excès de sentiment, presque toujours dans une bonhomie populaire au-dessus de laquelle il n'aurait pu s'élever et qui contrastait un peu fort avec ses entreprises artistiques et avec l'attitude qu'il avait pu prendre dans l'art contemporain.
Le Douanier allait jusqu'au bout de ses tableaux, chose bien rare aujourd'hui. On n'y trouve aucun maniérisme, aucun procédé, aucun système. De là vient la variété de son oeuvre. Il ne se défiait pas plus de son imagination que de sa main. De là viennent la grâce et la richesse de des compositions décoratives.[...]
Il en est résulté que ce Breton, vieil habitant des faubourgs parisiens, est sans aucun doute le plus étrange, le plus audacieux et le plus charmant des peintres de l'exotisme. La Charmeuse de serpents le montre assez. Mais Rousseau ne fut pas seulement un décorateur, ce n'était pas non plus un imagier, c'était un peintre. Et c'est cela qui rend la compréhension de ses oeuvres si difficile à quelques personnes. Il avait de l'ordre, et cela se remarque non seulement dans ses tableaux, mais encore dans ses dessins ordonnés comme des miniatures persanes. Son art avait de la pureté, il comporte dans les figures féminines, dans la construction des arbres, dans le chant harmonieux des différents tons d'une même couleur, un style qui n'appartient qu'aux peintres français, et qui signale les tableaux français où qu'ils se trouvent. Je parle, bien entendu, des tableaux de maîtres."
(Les soirées de Paris, 15 janvier 1914).


1907 : La Charmeuse de serpents, huile sur toile, H 169 cm, L 181, 5 cm (DR).

NOTES :


(1) Octroi : avant de laisser pénétrer marchandises et denrées dans Paris, la commune prélevait un droit d'entrée appelé « l'octroi ». Cette barrière douanière se concrétisait sous forme d’une soixantaine de points de contrôles, élevés autour de Paris en 1785 par l'architecte Claude Nicolas Ledoux et reliés par une enceinte de plus de 20 kilomètres. Pour les promeneurs : des vestiges des bâtiments de l’octroi les attendent au parc Monceau et place Denfert-Rochereau (un bâtiment mène discrètement aux catacombes, l'autre abrite l’Inspection générale des carrières de Paris).

(2) Robert Delaunay (1885-1941). Présentation par Guillaume Apollinaire :
- "Il y a dans la peinture moderne de nouvelles tendances ; les plus importantes me semblent être, d'une part le cubisme de Picasso, d'autre part, l'orphisme de Delaunay. L'orphisme jaillit de Matisse et du mouvement des fauves, en particulier de leurs tendances lumineuses et anti-académiques. Delaunay croyait que si vraiment une couleur simple conditionne sa couleur complémentaire, elle ne la détermine pas en brisant la lumière, mais en suscitant à la fois toutes les couleurs du prisme. Cette tendance, on peut l'appeler l'orphisme." (Die Moderne Malerei [La peinture moderne] dans Der Sturm, février 1913).

(3) Max Weber (1881-1961). Dictionnaire de la Peinture Larousse :
- "Il fut le premier, aux États-Unis, à assimiler la leçon du Cubisme et à le transformer en un style personnel. Il arriva aux États-Unis à l'âge de dix ans (...) mais, en 1905, il s'embarqua pour la France et travailla à Paris à l'académie Julian (…) et fréquenta les ateliers de peintres modernes. Weber se lia d'amitié avec Matisse, le Douanier Rousseau et connut aussi Picasso et Delaunay. À son retour à New York, en 1909, il peignait toujours des figures d'un lyrisme simplificateur plus proche de Matisse que de Picasso. Il se rallia au Cubisme dans les années suivantes et l'aspect dynamique de son style lui permit de traduire la réalité urbaine de New York et témoigne de l'influence du Futurisme et de l'Expressionnisme."

(4) Félix Vallotton (1865-1925, suisse naturalisé français en 1900). La Fondation à son nom :
- "Farouchement indépendant, il élabore en quelques années un style singulier, nourri des trouvailles de ses xylographies, de la leçon des maîtres japonais et de l’exemple de prédécesseurs illustres tels que Poussin, Rembrandt ou Ingres. Son art ne rompt pas avec la tradition mais la bouleverse par de puissants effets décoratifs, par une palette où des tons sourds alternent avec les couleurs les plus éclatantes, souvent dissonantes, parfois irréelles. L’ampleur de son oeuvre peint est d’autant plus considérable que Vallotton l’a réalisé en quatre décennies."

(5) A lire : Le Douanier Rousseau, Oeuvres écrites, Préface de Tristan Tzara, Présentation de Yann le Pichon, CNRS Editions, 2011, 285 p. 4e de couverture :
- "Sait-on que le Douanier Rousseau fut aussi un dramaturge et un poète ? Henri Rousseau (1844-1910), dont l'oeuvre peint est la fierté des plus grands musées du monde, ne cesse de nous ébahir et de nous émouvoir par l'originalité de son imagination créatrice et par son génie poétique qui ont marqué l'art moderne. Son oeuvre écrite est beaucoup moins connue ; la voici enfin réunie en sa totalité. En 1947, Tristan Tzara, le pape du mouvement dadaïste, avait édité deux de ses pièces de théâtre : un vaudeville écrit en 1890, Une Visite à l'Exposition de 1889 et un drame terminé en janvier 1899, La Vengeance d'une orpheline russe. Une troisième comédie restait inédite : L'Etudiant en goguette, écrite en 1908. Légataire universel du Douanier Rousseau, dont il est l'expert international, l'historien de l'art Yann le Pichon présente et commente clairement toute l'oeuvre dramatique du célèbre Naïf, ainsi que la très intéressante préface de Tzara. II y rassemble aussi, en les analysant précisément, toutes ses poésies, les titres et les légendes de ses tableaux, ainsi que sa brève autobiographie. Cet ouvrage exhaustif est, au sens propre du mot, une ouverture remarquable sur le génie virginal et protéiforme du Douanier Rousseau qui se voulait " artiste total ".
et
Yann le Pichon, Le monde du Douanier Rousseau, CNRS Editions, 2010, 320 p.


Les deux ouvrages aux Editions du CNRS (Mont. JEA/DR).

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lundi 11 mars 2013

P. 233. Photos : cimetières en Thiérache


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Servion (Ph. JEA/DR).

Jacques Prévert :


- "Tous les soirs
la mort m'invite à dîner
et la vie me sert à boire
et la mort se marre."




Lavaqueresse (Ph. JEA/DR).

Pouchkine :


- "Ils ne savent aimer que les morts."




Quand les paupières deviennent trop lourdes (Ph. JEA/DR).

T. Tranströmer :

- "C'était un enterrement
Et je sentais que la mort
Devinait mes pensées mieux que moi-même."




Grésil (Ph. JEA/DR).

Sylvia Baron Supervielle :

- "Le temps écrit la mort sans la connaître ; il en sort indemne."




Tavaux, village martyr (Ph. JEA/DR).

Milosz :

- "J'ai tourné la roue d'épouvante de ceux qui partent..."




Leschelles (Ph. JEA/DR).

René Char :


- "Si tu meurs, tu aimes toujours."



Landouzy : urne de Défuntes laïques (Ph. JEA/DR).

Christian Bobin :


- "La mort n'efface ni la musique, ni les roses ni les livres."



Tombe maçonnique à Landouzy (Ph. JEA/DR).

Jules Renard :

- "Ne la fais pas au saint laïc. Sois modeste. Si tu te crois supérieur, demande pardon à ton idéal. Fais le bien si tu le peux, mais dis toujours : "Pardonnez-moi, même si je fais le bien, je ne sais jamais ce que je fais."



Cimetière de mon village, en Thiérache ardennaise (Ph. JEA/DR).

Victor Hugo :


- "Ta mort serait une formidable menace jetée à la nuit."


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jeudi 28 février 2013

P. 229. Boitsfort - du 10 au 17 mars 2013 - Invitation à l'exposition de MH Vander Eecken


.Six pages de ce blog ont été rédigées et illustrées par des invité(e)s :

- "Imaginez un pays", la Belgique de Jean-Charles Verlinden, P. 18

- "Haïkus du bord de mer" et de Danièle Duteil, P. 26

- "Li Bia Bouquet" de Christian Delwiche, P. 40

- "Julos Beaucarne" sur l'île aux trésors de Colo, P. 90

- "Cette si petite surface du globe" d'Isabelle C..., P. 105

- "La Mère Castor peint-et-rature", P. 159

Voici la septième page, celle de MH Vander Eecken.



MH Vander Eecken,
The Best Is Yet To Come,
2011, Acrylique sur toile,
100x150 cm.

MH a par-semé ce blog de ses commentaires particulièrement ciselés.
Ses regards venus du Nord, sans étroitesses ni paupières trop lourdes, des regards jamais en retard. Polyglotte aussi (aucun danger d'oublier une délicate traduction qu'elle m'a offerte à propos de la collaboration en Belgique).
Après l'enseignement où elle rendait vivantes des bibliothèques entières, la voici artiste. Peintre mais sans sponsor, sans attaché de presse ni agent commercial. Pour aller ailleurs et plus loin, mettre les voiles et passer derrière les toiles. Non pas les seuls dimanches mais sans cesse à ses risques et périls. Pour les couleurs libérées des heures et les heurts des odeurs. Pour découvrir des (ré)formes et des survenances toutes en nuances.

MH ne planterait aucun chevalet folklorique sur la Grand-Place nerveuse de Bruxelles ni même devant un canal un peu bancal de Bruges ou de Gand. Elle ne marchande pas. Hors des foules, elle peint sans poudre aux yeux. Sans mettre de code-barre au bas de ses oeuvres.
Son site en témoigne abondamment et excellemment. Cliquer : ICI.

Totalement sienne, cette page la remercie d'être montée courageusement en dirigeable par ces temps de rudes froidures. D'avoir surmonté sa modestie spontanée, ses hésitations, ses craintes de désillusions. D'avoir quitté le plancher des vaches et des chevaux du quotidien pour prendre cette hauteur où elle nous convie. Son exposition vous attend : un espace de créativité, de lévitation, de méditations. Une belle invitation aux têtes-à-têtes, aux coeurs-à-coeurs avec son oeuvre.





La peinture est indissociable de la personne qui la pratique. MH ?

- "Je suis une habitante de passage sur la planète Terre.
Cette Terre est complexe et elle m'octroie une triple réalité :
celle que j'imagine,
celle que je perçois
et
celle que j'éprouve.
Souvent ces trois dimensions convergent. Mon terrain d'exploration est le parcours de leur rapprochement ou celui de leur prise de distance.

Pour y arriver, les photos, les films et les documents produits par les humains sont essentiels. Car l'imagerie figurative m'inspire et le visuel semble être le moyen de communication le plus percutant actuellement ; mais "choisir", au milieu de ce flot d'images qui inonde le monde, est un vrai défi !"



Marie à tout prix,
2007, Acrylique sur toile,
225x140, 250x140, 225x140.

A pied (on dit aussi "à pinceau", en argot), à cheval réhabilité, en traineau tragi-comique, en voiture électrique, en train même envahi par des sénateurs, en sous-marin jaune par les étangs verts de Boitsfort, en hélico héliotrope, en carrosse ou sur une caraque, sur un tapis fantasque de nuages, en métro métaphorique, en (omni)bus impériaux, en âme et en conscience, en marge et en marmaille, en marche et surtout pas au pas,

du 10 au 17 mars

répondez à l'invitation de MH Vander Eecken :

- "Venez donc aux Écuries de Boitsfort pour voir quelques unes de mes images et pour les entendre. Un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout".

Ecuries de la Maison Haute
3, place Gilson à 1170 Bruxelles (Maison Communale)

Stib : bus 95 et 17 (arrêt Wiener) ainsi que tram 94 (arrêt Wiener)
Métro: Herman-Debroux + tram 94

Plus d'infos sur lesdites Ecuries ? Cliquer : ICI.

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lundi 11 février 2013

P. 223. Invitation au Festival : "Blanches Ardennes et les 7 Neiges"...


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Route forestière des Colonies (JEA/DR).

cette année le visage maquillé
de mon village
rappelle celui d'un Auguste ambulant
on se croirait presque dans un cirque
de montagnes...
gamine
la neige joue à cache-cache
elle est survenue par le chemin
des écoliers
les paysages lui sont tombés dans l'oeil
elle ne s'est pas contentée de quelques photos
pour remonter aussitôt dans un impérial autocar
pour touristes saturés
seules quelques fumées
s'évadant malaisément des cheminées
la font hésiter
et encore...
elle tutoie même les arbres abattus
flirte avec les fenêtres sans rideaux
la neige s'est invitée à la table
des oiseaux sédentaires
et des sangliers grands glandeurs
elle boit plus volontiers un coup de blanc
que de communard
se prépare de gros édredons de plumes
pour les pépères gelées
ouvre une seule paupière
quand une chouette engourdie
la caresse avec maladresse
au passage non gardé
entre jour et crépuscule...


(Ph. JEA/DR).

Puisque la neige est bon public dans notre village vite isolé, nous ouvrons aussi et sans complexe (cinématographique), un FESTIVAL du 7ème ART :
....................."BLANCHES ARDENNES ET LES 7 NEIGES"
dont voici la modeste affiche :


- Bataille de boules de neige, Louis Lumière, 1896.

- La Neige était sale, Luis Saslavsky, 1953.

- La neige en deuil, Edward Dmytryk, 1956.

- Neige, Juliet Berto, 1980.

- La Neige et le Feu, Claude Pineau, 1991.

- Y aura-t-il de la neige à Noël ?, Sandrine Veysset, 1996.

- La classe de neige, Claude Miller, 1998.

- Le Tigre et la Neige, Roberto Benigni, 2005.

- Les neiges du Kilimandjaro, Robert Guédiguian, 2011.

Costaud, non ? Un Festival qui tient la route sans chaînes obligatoires ni barrières de dégel !

Personnellement, je voterai pour que notre flocon d'or du meilleur film soit attribuée à :
- Y aura-t-il de la neige à Noël ?
et que Juliet Berto soit saluée par le flocon de la meilleure réalisatrice pour :
- Neige.
Et tant pis si ce film cumule les récompenses mais Raymond Bussières décrocherait :
le flocon du meilleur second rôle.
Enfin un flocon spécial d'encouragement au premier court-métrage reviendrait à :
- Bataille de boules de neige...



Mais au long des entractes, quelles variétés - vous inquiéterez-vous - ?
Adamo, Anggus, Claude Barzotti, Isabelle Boulay, Brel à Liège, Pascal Danel, Serge Gainsbourg, France Gall, Marie Laforêt, Nicolas Peyrac, Tino Rossi, Michel Sardou, Mort Shuman, Anne Sylvestre ???


Que nenni. Claude Nougaro :

 
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mardi 15 janvier 2013

P. 215. Photos de choses et d'autres...


Ni machins, ni machines
loin des trucs et des bazars, des phénomènes et des foires
nullement (in)signes (in)dignes de richesse, de dépendance
bref, pas grand-chose

mais des choses proches de la vie
celles qui ne prennent pas de poses :
quelques photos
qui, mode de rien,
marchent sur l'eau
traversent les murs
ne se perdent pas en forêts
osent tous les exodes
parlent à l'oreille des nuages
et prennent les souvenirs par la main...

Guillevic :

- "On ne s'ennuie jamais
Tous les deux.
On a tellement de choses
A ne pas se dire,
C'est comme la mer
Et la marée."


(Ph. JEA/DR).

Françoise Proust :
- "Le passé vient trop tard (son heure est passée) et l'avenir trop tôt (il n'est pas encore temps), à moins que ce ne soit le contraire : que le passé ne vienne toujours trop tôt et le futur trop tard, mais enfin, il reste que le présent n'est jamais actuel et ne saurait venir à l'heure, soit qu'il ait un air de déjà vu, soit qu'il soit du jamais vu et donc qu'il ne soit pas reconnaissable."



(Ph. JEA/DR).

Cioran :
- "Mozart, ou la mélancolie des anges."



(Ph. JEA/DR).

Annie Ernaux :
- "Ma mémoire est dans un monde et ma vie dans un autre et ça, c'est insupportable."



(Ph. JEA/DR).

Philippe Sollers :

- "Les fleurs sont des oiseaux à l'arrêt, les oiseaux sont des fleurs qui volent."



(Ph. JEA/DR).

Mallarmé :
- "Tout au monde existe pour aboutir à un livre."



(Ph. JEA/DR).

René Char :

- "La vérité attend l'aurore à côté d'une bougie."



(Ph. JEA/DR).

Milosz :
- "En chacun de nous se débat un lapin fou pendant que hurle la meute des loups, et notre seule peur, c'est que les autres ne les entendent."



(Ph. JEA/DR).

Amos Oz :
- "Cette pierre fait une petite tache de mémoire... sent l'amour de gens bien malheureux."



(Ph. JEA/DR).

Eric Orsenna :

" Certains capitaines ont pour destin de sombrer avec leur navire... D'autres, en partant, ont la générosité de nous laisser leur bateau. Comme s'ils nous appartenait désormais de continuer leur rêve."



(Ph. JEA/DR).

Tristan Tzara :

- "Minuit sonne dans les choses."



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jeudi 12 juillet 2012

P. 163. Troisième page de fenêtres...

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Après la P. 36 : A la croisée des fenêtres

et la P. 113 : Fenêtres sur mers


suite du Tour de France des fenêtres... 



Fenêtre du Rouge Ventre (Ph. JEA/DR).


Apollinaire :

- "Et maintenant voilà que s’ouvre la fenêtre
Araignées quand les mains tissaient la lumière
Beauté pâleur insondables violets
Nous tenterons en vain de prendre du repos
On commencera à minuit
Quand on a le temps on a la liberté..."



Fenêtre sur un Nil ardennais (Ph. JEA/DR).



Félicien Rops à la fenêtre de la bourgeoisie parisienne (Ph. JEA/DR).



Fenêtre donnant (presque) sur le Mont Saint-Michel (Ph. JEA/DR).



Pluie sur une fenêtre de Sainte-Marie-du-Mont (Ph. JEA/DR).



Saint-Genest : fenêtre de passeur (JEA/DR).



Fenêtre-hortensias de La Quenauderie (Ph. JEA/DR).



Volets bleus à Liesville-sur-Douve (Ph. JEA/DR).



A l'orée du bois de Thel (Ph. JEA/DR).



Bergerie à La Colle (Ph. JEA/DR).



Ane condruzien (Ph. JEA/DR).


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