MO(T)SAIQUES 2

"Et vers midi
Des gens se réjouiront d'être réunis là
Qui ne se seront jamais connus et qui ne savent
Les uns des autres que ceci : qu'il faudra s'habiller
Comme pour une fête et aller dans la nuit ..."

Milosz

jeudi 11 août 2011

P. 61. "Neko. Dernière de la lignée"... le film

.
Comment l'identité de "Nadja" est imposée à "Neko" (DR).

Synopsis :

- "Sibérie soviétique, années 1960. La jeune Neko, enfant du peuple nomade des Nenets, vit au rythme des saisons en plein cœur de la toundra avec sa grand-mère et son père. Elle se destine à devenir chamane. Mais la région riche en énergie intéresse le pouvoir soviétique. Comme d’autres, Neko va être arrachée à sa famille pour être éduquée dans un internat à la gloire du parti. Rebaptisée Nadja, dernière de sa lignée, la vie ne sera plus jamais la même pour elle." 

Note de production :

- "Les Nenets sont un peuple indigène vivant dans le nord ouest de la Sibérie en Russie.
Les contacts ont été nombreux entre les Russes et les Nenets dès le XIVe siècle. Mais la russification s’accélère au XXe siècle pendant la période soviétique. En 1957, un décret a contraint les Nenets à grandir dans des pensionnats d’état, de la naissance à la fin de leur scolarité. Ces enfants ont alors grandi hors de leurs racines. Au dernier recensement datant de 2002, ils ne restaient que 41 300 Nenets dans la Fédération de Russie, la plupart d’entre eux vivant dans la plaine du Yamal. Ils parlent la langue nenet. Les autres se sont peu à peu assimilés. la réalisatrice Anastasia Lapsui est native de ce peuple."


Utopia :

- "Vive les Nenets ! Les Nenets, c'est un tout petit peuple autochtone du Nord Ouest de la Sibérie, en territoire russe, coincé entre l’Océan Arctique, la toundra et les champs pétrolifères envahissants. Cousins très proches des Inuits du continent américain, dont il sont séparés seulement par un détroit. Les Nenets sont moins nombreux sur des milliers d’hectares de plaines désertes que la population d’une sous préfecture du Limousin mais un couple de réalisateurs a décidé depuis 20 ans de leur consacrer sa vie et ses œuvres, pour que leur mémoire perdure envers et contre tout, du moins en images : Markku Lehmuskallio, considéré comme le grand-père du cinéma finlandais, ancien garde-forestier, amateur de films animaliers, et Anastasia Lapsui, documentariste née du peuple Nenet. Une histoire de cinéma comme on les aime, une histoire où l’amour et la passion des images se sont croisés pour construire une œuvre cinématographique singulière et passionnante."
(site de Bordeaux).

Sortie en France le 10 août 2011 (DR).

Neko
au pays silencieux et volé
des Nenets...

Coralie Huché :

- "Les Russes rabattent la toundra pour envoyer les enfants de nomades à l'école, les éduquer, les acculturer. Rattrapée par ces derniers, Neko découvre l'internat soviétique, ses institutrices caricaturales, ses jeunes Nenets déjà résignés, et quelques occidentaux pour la bizuter. Le récit se construit autour d'anecdotes inspirées du passé d'Anastasia Lapsui, qui interprète la grand-mère de la jeune héroïne, et offre à son film le chant le plus habité.
Loin d'être manichéen, Neko, la dernière de la lignée, se veut aussi paradoxal que les effets de cette colonisation. Les coudes sur la table de sa cuisine, Nadja nostalgique triture son amulette, revient sur les faits, confesse qu'elle aimait bien l'école au fond. Tandis que les images montrent ses habitudes bouleversées. On y verra l'aveu de la réalisatrice nenet, attachée à sa langue et sa culture, qui laisse cependant le passé au passé. Avec son compère finlandais, elle dépeint une histoire devenue impersonnelle, dans laquelle chacun peut se plonger. Les sons du quotidien, la neige et le silence se chargent de l'ambiance. Le spectateur de juger."
(Le Monde, 9 août 2011).

Emmanuel Cirodde :

- "Élevage des rennes, pêche itinérante... la vie des Nenets dans l'ouest de la Sibérie se partage entre austérité matérielle et spiritualité. Dernière de sa lignée, la petite Neko s'apprête à embrasser le destin de chamane. Mais dans les années 60, le rouleau compresseur soviétique passe par là: Neko devra quitter cette vie, aller à l'école officielle, perdant sa langue et son nom. Le film s'inscrit dans cette même frugalité un peu déroutante et vaut surtout pour l'illustration de ce formatage culturel, drame silencieux perdu dans les vastes plaines."
(Studio Ciné Live, 9 août 2011).


Quelles que soient les latitudes, il ne fait décidemment pas bon être nomade sur notre planète (DR).

Estelle Charles :

- "Le thème de l’ingérence et de l’assimilation culturelle finit par former le fil conducteur du film, à tel point que l’on n’entrevoit que très peu les bienfaits de l’éducation offerte. Le géant soviétique embrume esprits et consciences au point de peindre de rouge les rêves de Neko. Ce sera d’ailleurs ce rêve rouge, contre lequel son grand-père l’avait mise en garde, et que l’on peut aisément qualifier de métaphorique, qui sonnera l’évasion de Neko.
Par le jeu d’un récit binaire mêlant temporalités et point de vues (jeune fille et vieille dame), le film prend source dans l’acte confessionnel et testamentaire d’une Neko en fin de parcours. Dans la délivrance de ses souvenirs, le contraste de la vie avant et après l’intégration de l’école russe est saisissant. A commencer par le cadre qui, d’ouvert sur l’horizon, se fait fermé sur la maison, celle de la nouvelle identité de Neko.
Face caméra Neko se raconte comme elle se confierait à un journal intime. De son enfance en terre Yamal ne reste plus que le manteau troué cousu par la grand-mère, jalousement conservé par notre héroïne. Mais loin de prendre le chemin d’une condamnation aveugle et d’une insurrection rancunière, ses conclusions étonnent. Son héritage mis à mal, elle ne rejette pas entièrement son parcours en classe soviète. Dans le cadre, la vieille Neko est maintenant totalement assimilée à la civilisation moderne russe. Son regard éteint, qui sera là pour guider le peuple Nenet ?
Neko est donc un joli petit film indépendant, porté par une héroïne attachante, des paysages à couper le souffle, le tout réuni pour une bonne cause : la préservation du multiculturalisme."
(avoir-alire.com, 10 août 2011).

" avait été primée par le Jury du Festival de Films de Femmes, en 2010.



P. 60. "Il y a soixante-dix ans dans les Ardennes"

.

(DR).


Les Editions Terres Ardennaises annoncent :


- "Entre 1939 et 1945, les Ardennaises et les Ardennais furent plongés dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale, tourmente que les Editions Terres Ardennaises
ont souvent évoquée dans des articles de sa revue et dans ses livres pour la plupart épuisés.

En 2008, les Editions ont décidé, pour marquer le 70e anniversaire de l'invasion de 1940, de revenir sur ce sujet en faisant appel une nouvelle fois aux témoins directs encore vivants et à leurs descendants, afin de réaliser un livre de documents, textes et photos.
Terres Ardennaises ont donc lancé avec l’Ardennais et l'Union, les Archives départementales des Ardennes et le Musée Guerre et Paix des Ardennes, une collecte qui s'est révélée si fructueuse que, par deux fois, les Editions ont reculé la date de sortie de cet ouvrage !

La publication, primitivement prévue en mai 2010, d'où le titre choisi, a donc été remplacée par un numéro conséquent de leur revue, le 111, intitulé : Mai 1940... (1), avant-goût de ce que Terres Ardennaises souhaitaient faire pour toute la durée de la Seconde Guerre mondiale.
Mais maintenant, confirment les Editions, c'est définitif, elle aura lieu à la mi-octobre 2011.

Vous y trouverez le résultat des travaux de Stéphane André, Jean-Emile Andreux, Marie-France Barbe, Nicolas Charles, Jean Diel, Christine Dollard-Leplomb, Anne François, Gérard Giuliano, Jacques Lambert, Philippe Lecler, Michel Pion, Alain Renard et Jean-Claude Vion.
Ils traiteront les sujets suivants :
- la "drôle de guerre",
- l'invasion
- l’exode,
- la vie dans les Deux-Sèvres, en Vendée et dans les autres départements d'accueil (2),
- la vie quotidienne dans les Ardennes,
- la résistance et la collaboration,
- les prisonniers,
- les travailleurs juifs de la WOL (3),
- le camp des Mazures (4),
- le courrier pendant la guerre,
- la libération...

Les treize auteurs de cet ouvrage ont choisi plusieurs centaines de photos et de documents écrits, exhumés d'archives familiales pieusement conservées, pour une grande partie inédits, et qui en constitueront la richesse principale. Grâce à ceux et celles qui les ont fournis pour nourrir cet ouvrage, les Editions Terres Ardennaises peuvent, pour le présenter, détourner malicieusement, mais respectueusement bien sûr, le titre d'une émission célèbre pendant la Seconde Guerre mondiale :
- "Les Ardennais parlent aux Ardennais".

Format 21 x 30, 304 p. plus 48 en quadrichromie.
30 € en souscription (+ 5,50 € de frais d'envoi) jusqu'au 30 septembre.
Prix probable à parution : 38 €.

Pour une souscription, cliquer : ICI
.


Les Anversois déportés aux Mazures portaient l'étoile jaune avec un J pour Jood (graph. JEA/DR).

NOTES :

(1) Lire la première mouture de Mo(t)saïques : P. 298.

(2) Départements vers lesquels les Ardennais furent contraints de s'exiler en mai 1940.

(3) Wirtschaftoberleitung, Direction générale de l'agriculture qui organisa des colonies agricoles allemandes sur le territoire de non moins de 380 communes ardennaises.

(4) Plus exactement, le Judenlager des Mazures où 288 Anversois furent mis au travail forcé à partir du 18 juillet 1942. Avant leur déportation vers Auschwitz.
Ils étaient 288 juifs :
- 237 perdirent la vie en déportation ;
- 2 évadés furent fusillés ;
- 27 rescapés échappèrent à la mort dans les camps ;
- 22 évadés connurent la Libération.


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lundi 8 août 2011

P. 59. Un lièvre et les crabes (fable postmoderne ?)

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(Ph. JEA/DR).


Objecteur de conscience sans illusions et sans cravate
mais coiffé volontiers d'un panama
incapable de rendre ventriloque un piano mécanique
mais sifflotant le temps des cerises
se demandant comment marcher au futur antérieur
mais jamais sur une musique militaire
encourageant les agneaux à ne pas garder le silence
mais sans pour autant importuner le vent
imitant volontiers l'accent circonflexe
mais seulement au dessus du cercle des amis disparus
clown taiseux et buvard
mais sans sortie des artistes
ne prenant jamais de médocs pour dormir
même debout
mais aimable somnambule pour du juliénas
collectionneur d'encriers
mais après les avoir écrits jusqu'à la dernière goutte


la course d’un lièvre se termine
à travers un champ de mines…


crevés par des averses perverses
mais répétées de silex aiguisés
les horizons perdent leur sang
devenu trop froid
et finissent
par se dégonfler
en silence autour de lui


un papillon en fauteuil roulant
tente encore de tirer son épingle
de ce jeu de perdants
au soleil déclinant
dérivant déprimant
déchirant


reste ce lièvre
refusant de laisser réduire en fumées
ses vieilles barricades
et de porter le deuil
de ses dernières pavanes
avec une enfance
depuis si longtemps défunte



il espérait échapper
aux histoires à sens unique
et s’arrêtant brutalement
faute d'imagination
manque de pagination
aux falaises d’une mer bien morte
dans son linceul d'écume
débordant de crabes
bons vivants...


(Ph. JEA/DR).


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Dans les fonds de greniers des usines à vidéos,
cette version inattendue
de la bande sonore composée par Francis Lai pour le film de René Clément en 1972 :




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jeudi 4 août 2011

P. 58. Amnistie, le film

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Synopsis :
- "Le gouvernement albanais vient de publier une loi permettant aux prisonniers mariés de rencontrer leur conjoint dans l'intimité une fois par mois. Elsa se rend donc à date précise à Tirana pour rencontrer son mari emprisonné pour loyers impayés. Sheptim s'y rend également pour rencontrer son épouse, incarcérée pour faux et usage de faux. Une histoire d'abandon commence entre ces deux êtres solitaires."

Thomas Sotinel :

- "En Albanie, pour se faire bien voir de l’Union européenne (c’est un gardien de prison qui le dit), le gouvernement fait bénéficier tous les détenus mariés d’un parloir conjugal mensuel. C’est l’une des choses que l’on apprend à la vision d’Amnistie, court film d'une sobriété qui confine trop souvent à la sécheresse. Reste aux Albanais à apprendre que cette mesure d'une grande humanité n'est qu'un rêve pour les détenus de la plupart des pays membres de l'Union."
(Le Monde, 5 juillet 2011).

Restent 3-4 cinémas en France
pour projeter ce film albanais...

Vittoria Scarpa :

- "Une mélancolie profonde habite Amnistie, l'intense premier long métrage de l'Albanais Bujar Alimani, qui a remporté le Prix spécial du jury, le Fipresci et le Prix Cineuropa lors du Festival du cinéma européen de Lecce 2011.
Ce film fait le portrait d'une Albanie partagée entre le désir de progresser vers l'Europe et les traditions qui l'ancrent dans le passé. Il se déroule dans une ville de Tirana grise, défraîchie, où il n'y a pas de travail. Elsa (Luli Bitri) est au chômage. Elle vit avec ses deux enfants et son beau-frère (Todi Llupi), amer et rétrograde. Spetim (Karafil Shena) travaille de son côté dans une usine de peinture et quand il n'est pas devant un film érotique, il se bat avec sa machine à laver récalcitrante. Leurs vies sont misérables, déprimantes, sans issues. Un jour, en attendant leur tour pour la visite conjugale, ils se retrouvent par hasard à servir de témoins de mariage pour un détenu, qui épouse la belle et radieuse Maya (Mirela Naska)."
(Cineuropa, 25 mai 2011).

Elsa - Luli Bitri (DR).

Benoît Smith :

- "Les films qui franchissent les frontières albanaises pour hanter d’autres lieux qu’une poignée de festivals sont suffisamment rares pour susciter une sincère curiosité. Et tant mieux si cette curiosité ne s’avère pas seulement touristique, si l’intérêt réel d’un de ces films le distingue du lot des marchandises exotiques au rabais (de toutes provenances) sournoisement refourguées chaque mois par quelques distributeurs-trafiquants.
On n’est donc pas fâché de découvrir en salles l’existence du cinéaste Bujar Alimani, à travers son premier long métrage Amnistie qui, s’il semble conserver des réflexes de conteur-technicien sage et se refuse à donner chair à toutes ses intentions, révèle dans ses plus modestes aspects une sensibilité intéressante."
(Critikat.com).

Thierry Chèze :

- "Pour ses débuts, Bujar Alimani s'impose par son aisance à créer une atmosphère tout à la fois chargée mais jamais étouffante et l'écriture fluide de de son récit. Peuplée de très belles idées de cinéma (comme celle de ne jamais montrer les visages des conjoints respectifs), ce drame poignant qui rappelle par beaucoup d'aspect - en particulier celui de l'évocation de la condition féminine - L'étrangère, sorti voilà quelques semaines, révèle donc un cinéaste à suivre."  
(L’Express, 5 juillet 2011).

File de licenciés... (DR).

Cécile Mury :

- "Des personnages, de leur histoire antérieure, on ne verra que quelques traces : des créanciers en haut d'un escalier, un bas coincé dans une machine à laver, une bouteille d'alcool planquée dans un placard... A nous de remplir les blancs, d'apprivoiser ces personnages et leurs univers. Elsa, par exemple, habite loin de la prison : chaque visite, en bus, en taxi, à pied, devient une odyssée qui exprime son désir de fuir, d'échapper à la grisaille...
Avec la même retenue, le même sens du détail, le réalisateur filme l'Albanie d'aujourd'hui. Description aiguisée : on y découvre un monde de débrouille et de pauvreté, où l'on vivote entre émigration massive (la femme du héros est incarcérée pour une histoire de faux passeports) et chômage. Le film s'ouvre, d'ailleurs, sur une vision saisissante, presque allégorique : fraîchement licenciés, des ouvriers résignés attendent de toucher leurs indemnités. File interminable : image d'un pays en suspens, entre espoir et tragédie."
(Télérama, 6 juillet 2007).

Xavier Leherpeur :

- "Liberticide devoir conjugal, violence du code de l’honneur et amour adultérin culpabilisateur : pour son premier film, Bujar Alimani édifie à partir d’un fait de société une tragédie inéluctable. Choix judicieux tant par le genre, porteur d’un fort potentiel émotionnel, que par l’option d’une mise en scène sèche et réaliste, à travers laquelle il esquisse un portrait lucide de l’Albanie contemporaine et de ses contradictions sociétales."
(CinéObs).

Romain Biard :

- "C'est le genre de film où les silences en disent plus que les dialogues. Et puis surtout il nous montre tout le poids de cette société patriarcale, où l'homme règne en maître sur le foyer ; où la filiation n'est pas un vain mot. Le fils en prison, c'est le beau père qui dit à sa bru comment se comporter, ce qu'elle peut faire, doit faire ou ne pas faire. C'est le genre de société où on considère que la femme n'est pas apte à prendre de décisions. Tout juste fait-elle suffisamment bien son travail au foyer en plus de l'éducation des enfants et d'un éventuel job."
(Chroniques d’un breton, 20 juillet 2011).


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lundi 1 août 2011

P. 57. Jacques Bonnet : "La bibliothèque est ce qui se rapproche le plus du paradis terrestre."

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(Ph. JEA/DR).

(Ph. JEA/DR).

(Ph. JEA/DR).

(Ph. JEA/DR).

(Ph. JEA/DR).

(Ph. JEA/DR).
(Ph. JEA/DR).

(Ph. JEA/DR).

(Ph. JEA/DR).

(Ph. JEA/DR).

(Ph. JEA/DR).

(Ph. JEA/DR).

(Ph. JEA/DR).

"Je savais ce qui reste pour les moindres comme moi :
Les festins des brefs espoirs, l'assemblée des fiers,
Le tournoi des bossus : la littérature."
                                                       
Milosz

(Ph. JEA/DR).

Cette 5e page de l'album photos de Mo(t)saïques 2 rassemble quelques illustrations de mes bibliothèques (condruziennes).

Elle fait suite aux :

- Portraits de quelques arbres, P. 49.
- Croisées de fenêtres, P. 36.
- Visages de façades, P. 29.
- Porte à porte, P. 21.

Et puis des "remerciements" - malgré tout - après le cambriolage du domicile condruzien : pas un seul livre déporté ni aucun souvenir parmi ceux dialoguant en silence avec eux...

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