MO(T)SAIQUES 2

"Et vers midi
Des gens se réjouiront d'être réunis là
Qui ne se seront jamais connus et qui ne savent
Les uns des autres que ceci : qu'il faudra s'habiller
Comme pour une fête et aller dans la nuit ..."

Milosz

jeudi 4 octobre 2012

P. 187. Le carrousel est gratuit...

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Honfleur (Ph. JEA/DR).


Mots-croisiste acharné le coucou

demanda à l’arbre dans le pré :
quel est votre nom ?
en échange je lirai votre passé
dans les génocides de votre généalogie

très combinard et trop snobinard
un parapluie phallocrate
se prenait pour un machaon
avant qu’une baleine ne l’épingle

au revers de son smoking bleu

sur l'horizon opale devenu odéon

la fanfare œcuménique du soleil
donne en la baillant belle
un concert des nations en perdition

très rares sont 

les fleuves noyant des romans
les nuages souffrant de vertiges
les fourmis rouges de honte
et les carpes verbeuses

acrobate et bateleur cet ours
marche sur des oeufs
mais ne donne son spectacle
qu'en des cirques montagneux

le carrousel est gratuit
pour les chats laissés en rade
les chiens tombés d'un lit vide
les chimères en chimiothérapie
et les chevaux qui n'iront plus au bois…


Chat broyant du noir... (Ph. JEA/DR).

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lundi 1 octobre 2012

P. 186. Le 1er octobre 1733 : première d'Hippolyte et Aricie de J-P Rameau

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Rameau et la partition d'Hippolyte et Aricie (Mont. JEA/DR).

David Le Marrec

- "Hippolyte & Aricie constitue le premier essai à l'opéra d'un compositeur cinquantenaire, mais disposant d'une longue carrière théâtrale à venir. Sa réputation est flatteuse dans les histoires de la musique, et souvent chez les amateurs du genre. Je me garderai bien de porter un jugement sur les goûts de ces derniers, en revanche pour ce qui est de l'histoire, c'est à tort et à raison.
Incontestablement, lorsque cette oeuvre apparaît sur la scène de l'Académie Royale de Musique, le 1er octobre 1733, elle rompt avec tout ce qui pouvait être entendu jusqu'alors. Le succès est considérable, et les remaniements par Rameau durent jusqu'en 1757, tandis que les reprises se poursuivent tout au long du XVIIIe siècle."
(Carnet sur sol, 10 juin 2012).

Pascale Besses-Boumard

- "Lorsqu'il écrit ce premier opéra, Jean-Philippe Rameau a 50 ans. Ce n'est pas faute d'avoir eu envie d'en écrire un plus tôt, mais le compositeur déjà reconnu par ses contemporains n'avait jamais réussi à trouver le librettiste idéal. Grâce à sa rencontre avec l'abbé Pellegrin, ce sera chose faite. Rencontre qui se révèlera plus que fructueuse puisque grâce à cet érudit, Rameau créera donc Hippolyte et Aricie, mais aussi Platée, les Indes Galantes ou Castor et Pollux pour ne citer que les œuvres les plus connues. Ces opéras appartiennent à la tragédie lyrique, c'est-à-dire un genre créé par Lully et Quinault qui place sur un pied d'égalité la musique, le texte et la danse (…).
L'œuvre de Rameau met en musique l'Hippolyte et Aricie d'Euripide et le Phèdre de racine, le musicien ayant choisi de mêler les deux histoires afin d'en retenir ce qui lui plaisait le plus : le côté épique du récit d'Euripide et l'aspect tragique de Phèdre. L'intrigue retrace les amours contrariés d'Hippolyte et d'Aricie par la passion coupable de Phèdre vis-à-vis de son beau-fils, Hyppolyte. Contrairement à l'œuvre racinienne, l'opéra se terminera bien, les deux tourtereaux finissant par se retrouver grâce à l'aide de la bienveillance des dieux."
(La Tribune, 19 juin 2012).

Château de Versailles Spectacles


- "En 1733, le premier opéra de Rameau transforma d'un coup le paysage musical français:
orchestration d’exception, invention mélodique de chaque instant, magnificence des voix... Une révolution musicale s’accomplit dans cette tragédie lyrique. Premier essai de Rameau dans le genre opera, premier coup de maître, révélant une oeuvre de maturité d’une grande richesse musicale, résultat de recherches menées pendant une bonne partie de la vie du compositeur. Le livret remarquable prend sa source dans la Phèdre de Jean Racine : l’histoire de Phèdre et son amour impossible pour son beau-fils Hippolyte, l’un des plus beaux thèmes du théâtre classique. Hippolyte, héros du drame, épris d’Aricie, permet au compositeur d’introduire des épisodes merveilleux : les aventures de Thésée aux enfers, l’intervention d’un monstre horrible qui vient enlever Hippolyte avant que de gracieux zéphirs ne le ramènent à Aricie dans un char céleste. Lors de la reprise de 1757, le compositeur, selon son habitude, a procédé à diverses modifications, supprimant notamment le prologue. André Campra se serait exclamé : «Il y a dans cet opéra assez de musique pour en faire dix ; cet homme nous éclipsera tous»; de fait cet opéra fut joué 123 fois entre 1733 et 1767 !"
(13 février 2012).

Benjamin François

- "Avec Hippolyte et Aricie, Rameau se situait délibérément dans une tradition qui prend sa source avec Lully, sous le règne de Louis XIV.
Mais le temps de Louis XIV n’est plus. Rameau l’a compris, et n’en a pas moins transcendé le genre de la tragédie lyrique pour l’adapter au goût du public de son époque, en lui donnant "plus de douceur, plus de sensualité, plus de grâce à l’opéra, beaucoup plus de science de l’harmonie, sans remettre en question l’univers mythologique, romanesque, baroque qui a présidé à sa création" (Philippe Beaussant)."
(le jardin des critiques, 8 janvier 2012).

André Tuboeuf

- "Derrière Hippolyte et Aricie il y a Racine : une autre dimension, malgré le happy end et mille distorsions. Et dans le livret comme dans la musique, partout la passion. Leurs airs en portent la preuve, airs caractérisés, projetés, violents, les personnages ont un accent individuel, du format et du relief. Ils appellent un chant soutenu, sur lequel il faudra bien que s’alignent les divinités secondaires, silhouettes qui interviennent çà et là (ex machina, évidemment)."
(L’œil et l’oreille).


Enregistrements de M. Minkowsky avec les Musiciens du Louvre et de la Petite Bande avec S. Kuijken (Mont. JEA/DR).

Scène première, Aricie en Chasseresse

- "Temple sacré, séjour tranquille,
Où Diane aujourd’hui doit recevoir mes vœux,
À mon cœur agité daigne servir d’asile
Contre un amour trop malheureux.
Et toi, dont malgré moi je rappelle l’image,
Cher Prince, si mes vœux ne te sont pas offerts,
Du moins, j’en apporte l’hommage
À la Déesse que tu sers.
Temple sacré, séjour tranquille,
Où Diane aujourd’hui doit recevoir mes vœux,
À mon cœur agité daigne servir d’asile
Contre un amour trop malheureux."

Fin de la Scène cinq, Aricie


- "Rossignols amoureux, répondez à nos voix ;
Par la douceur de vos ramages ,
Rendez les plus tendres hommages.
À la Divinité qui règne dans nos bois."
(Un Ballet général termine le Divertissement.)

Bruno Maury et Viet-Linh Nguyen

- "L'argument est assez complexe. Lors du prologue, Diane et l'Amour se disputent pour savoir qui régnera sur le cœur des habitants des bois. Jupiter met fin à leur querelle. L'acte I se déroule dans un temple consacré à Diane, où Aricie se prépare à présenter ses vœux. Hippolyte tente de la dissuader en lui avouant son amour. Par jalousie, Phèdre ordonne la destruction du temple, mais Diane protège les amoureux. Après que Phèdre ait laissé éclater sa rage, un messager lui apprend que son époux, Thésée, est descendu aux Enfers.

L'acte II est celui des Enfers. Thésée s'y est rendu pour secourir son ami Pirithoüs. Il doit d'abord affronter la furie Tisiphone. Il implore ensuite la clémence de Pluton et de sa cour infernale. Insensible, Pluton le condamne à partager le sort de son ami. Mais Thésée bénéficie de la protection de son père Neptune, qui a promis de l'aider à trois reprises. Mercure vient rappeler à Pluton le serment de Neptune. Avant de quitter les Enfers, les trois Parques révèlent à Thésée que son sort sur terre n'y sera pas plus heureux.

A l'acte III, Phèdre révèle à Hippolyte son amour. Celui-ci est effrayé par l'aveu de sa belle-mère, et réclame un châtiment divin. De retour des Enfers, Thésée croît son fils coupable, il demande son sang à Neptune.

L'acte IV se déroule dans un décor champêtre : Hippolyte se lamente, suivie par Aricie. Les deux jeunes gens supplient Diane de bénir leur amour. Un monstre marin surgit et engloutit Hippolyte. Phèdre, en proie aux remords, regrette sa faute.

A l'acte V, Phèdre s'est suicidée. Thésée, ayant appris l'innocence de son fils, veut aussi mettre fin à ses jours. Neptune l'en dissuade, et lui révèle qu'Hippolyte a été sauvé par Diane. Mais son père ne pourra plus le revoir. L'opéra s'achève sur l'union d'Hippolyte et Aricie, bénie par Diane."
(Muse Baroque).



 
Version du Concert d'Astrée sous la direction d'Emmanuelle Haïm.


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jeudi 27 septembre 2012

P. 185. 1986-1997 : boules puantes et politiques entre Balladur, Chirac, Jospin, Juppé, Le Pen, Mitterrand etc...

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Michèle Cotta,
Carnets secrets de la Ve République
,
tome III 1986-1997,
fayard, 968 p., 2009.


Editeur


- "Cela fait bientôt quatre décennies que Michèle Cotta prend des notes dans les antichambres du pouvoir, les congrès des partis, les déambulatoires de l’Assemblée, les conférences de presse de chefs d’État et les déjeuners de notables. Cette matière première a déjà été la base des "Cahiers secrets de la Ve République" Tome I (1965-1977), paru en 2007, et Tome II (1977-1986), paru en 2008. Dans ce Tome III (1986-1997), on retrouve le talent de chroniqueuse de Michéle Cotta, sa gourmandise à observer les personnages du grand théatre de la politique, sa capacité à en dévoiler les coulisses, à analyser les stratégies et les caractères des acteurs. Et aussi, sa distance et parfois son regard amusé.

En France, dans les années 1986-1997, l’ère Mitterrand voit se succéder des Premiers ministres Rocard, Cresson, Bérégovoy dans le climat délétère né des « affaires », tandis que la rivalité entre Jacques Chirac et Edouard Balladur, « amis » de trente ans, divise la droite, sur fonds de règlements de comptes et chausse-trapes.
Ailleurs, nous assistons à la chute du mur de Berlin, à la disparition de l’URSS, en passant par l’élargissement de l’Europe ou l’engagement militaire des Occidentaux au Moyen-Orient.
Jamais le talent de chroniqueuse de Michèle Cotta n’aura mieux convenu qu’à cette saga riche en témoignages inédits, en portraits colorés et anecdotes épicées.

Journaliste politique (presse, radio, télévision), dirigeante de chaîne publique, Michèle Cotta a été présidente de la Haute Autorité de l’Audiovisuel (ancêtre du CSA). Elle est aujourd’hui directrice générale de la holding JLA, éditorialiste au Nouvel économiste et à Direct soir. Le deuxième volume de ces Cahiers secrets de la Ve République (1977-1986) a reçu le Prix du Livre politique 2009."

Angelina Jelis


- "Les carnets de Michèle Cotta, c’est le livre politique, plutôt sur la politique, le plus savoureux qu’il m’est été donné de lire. Une sucrerie. D’abord sur la forme, les amoureux du blogging ne seront pas dépaysé. Les billets sont courts, le style est dense, parfois drôle, et l’ensemble respire la sincérité.
Sur le fond, point de grandes idées, d’intérêt général, de trajectoire historique ou de mise en perspective dans ces carnets. Non, c’est très terre à terre. Le sujet, c’est la tactique des uns ou des autres, les positionnements, les coups bas, les non dits et les coulisses. J’ai eu l’impression d’entrevoir la politique telle qu’elle est, hors de champs de la communication léchée et des images maîtrisées. Les amateurs de off seront comblés."
(Ce que je lis, 30 juin 2012).

Sans respect de la chronologie, le Tome IV des Carnets de Michèle Cotta vous avait d'abord été présenté sur la page 142 de ce blog. Afin de se remémorer les élections présidentielles de 2002 et les affrontements de trois hommes politiques clefs : Jacques Chirac, Jean-Marie Le Pen et (déjà) Nicolas Sarkozy.
Aujourd'hui, il vous est proposé une plongée dans les centaines de pages du Tome III, soit de 1986 à 1997. Le lecteur scaphandrier (masc. gram.) remontera à la surface avec quelques perles politiques. Pour les comparer. S'offusquer ou sourire. Se souvenir ou découvrir. En peser le poids de vérités, de cruautés, de haines, de privautés, de sincérité...
Encore heureux que la peine de mort soit abolie : voici comment se jugeaient les un(e)s les autres des politiques qui ont fait, à leur manière, l'histoire de France.
Chaque citation est complétée des références de l'auteur, de la date de retranscription dans les Carnets de Michèle Cotta et de la page dans ce T. III.


Cri du coeur d'Edouard Balladur (Caricature JEA/DR).

Edouard Balladur

A propos de lui-même : Vous trouvez que je ne fais pas assez le trottoir ?
(15 mars 1995, p. 742).
Alain Juppé : Il ne faut pas qu’il me gratouille, le camarade Edouard !
(20 mai 1997, p. 942).
Charles Millon : Ce serait un homme d’Etat à condition de lui ajouter un petit quelque chose.
(11 mai 1994, p. 650).
François Mitterrand : Balladur, un étrangleur ottoman.
(19 janvier 1995, p. 715).
Charles Pasqua : Regardez et racontez-le : Balladur serre les mains, il est capable de serrer des mains !
(15 mars 1995, p. 742).

Pierre Bérégovoy

Jacques Delors : Par son acharnement gestionnaire et sa vanité, il a mis la gauche dans l’état où elle est aujourd’hui.
(27 août 1994, p. 669).

Bernard Bosson

Jean-Pierre Chevènement : Bosson, c’est tout un programme !
(24 juin 1989, p. 196).

Jacques Chirac

Raymond Barre : Chirac est un volatile avec des couilles… pardon, Mesdames.
(8 mai 1997, p. 934).
François Bayrou : Chirac vasouille…
24 février 1997, p. 896).
Jacques Chirac : Et pourtant, il (lui-même) pense. Enfin, n’exagérons rien : il réfléchit.
(Fin juin 1994, p. 659).
Edgar Faure : Chirac est un roseau peint en fer.
(1 avril 1997, p. 904).
Gilles Martinet : Avec lui, le dernier qui parle a raison…
(16 octobre 1996, p. 857).
Georges Pompidou : Chirac, je ne sais pas ce que sera votre carrière politique, mais n’oubliez jamais ceci : ne vous prenez pas pour un ministre.
(29 mars 1994, p. 643).
Philippe Seguin : Il n’arrive pas à trouver sa vraie distance. Il est soit trop extérieur, soit trop impliqué.
(23 juin 1995, p. 780).

Edith Cresson

Pierre Mauroy : Lorsqu’elle avait été chargée en 1974 par Mitterrand des Jeunes socialistes, Edith Cresson, c’est un kapo !
(20 janvier 1990, p. 227).
André Santini : Elle descend si bas dans les sondages qu’elle va finir par découvrir le pétrole !
(14 décembre 1991, p. 349).

Jean-Louis Debré


Robert Badinter : Debré ? Ce n’est pas un aigle.
(6 novembre 1996, p. 859).


Philippe Douste-Blazy (Caricature JEA/DR).

Philippe Douste-Blazy

Lui-même : Pour moi, mon bleu de travail, c’est mon smoking.
(13 mai 1997, p. 937) ;

Laurent Fabius

Edith Cresson : Le fils de Dieu, ça ne marche pas. On ne fait pas n’importe quoi sous prétexte qu’on est fils de Dieu ! Fabius est un monstre politique.
(18 mars 1990, p. 240).
Georges Sarre : Quand Fabius me sourit et qu’il me dit des paroles gentilles, je suis gêné à l’idée du mal qu’il se donne pour être aimable.
(8 mars 1997, p. 901).

Valéry Giscard d’Estaing

Edouard Balladur : Ménager Giscard, vous n’y pensez pas ! C’aurait été un boulot à plein temps !
(19 mars 1995, p. 745).
Jean-Pierre Raffarin : Les décisions altruistes, chez Giscard, sont assez rares…
(19 juin 1995, p. 778).

Lionel Jospin

Alain Juppé : Il n’a aucune colonne vertébrale.
(20 mai 1997, p. 942).
Jean-Marie Le Pen : Il a une bonne tête, il est intègre et en plus, cela se voit !
(1er septembre 1994, p. 672).
Pierre Mauroy : Il a tué le père – Mitterrand – et perdu du même coup son centre de gravité.
(1er janvier 1992, p. 354).
Bernard Pons : Lionel Jospin n’est pas à la hauteur, il fait vieux, il réagit avec lenteur. Il s’est fait posséder comme un bleu dans ce débat sur l’immigration qui n’avait été fait que pour nuire au PS en montrant que sur ce sujet, il était minoritaire dans l’opinion publique.
(3 mars 1997, p. 898).
Dominique de Villepin : Lionel Jospin n’a pas la classe pour mener une grande campagne.
(4 février 1997, P. 884).

Alain Juppé

Marc Blondel : Le matin, le Premier ministre dit : « eh bien, aujourd’hui, je vais être plus généreux. En fait, il baisse culotte, mais il fait derrière un buisson. Il ne veut pas que ça se voie ! »
(14 décembre 1995, p. 794).
Jean-Marie Le Pen : Des tas de métaphores maritimes me viennent à l’esprit sur les bateaux qui coulent et les poids inutiles qu’il faut faire passer par-dessus bord…
(26 mai 1997, p. 947).
Nicolas Sarkozy : Je lui ai dit : pourquoi ne parles-tu davantage avec les gens ? Il m’a répondu : parce qu’ils n’y comprendraient rien.
(19 novembre 1996, p. 866).
Philippe de Villiers : Mes électeurs ont une allergie : Alain Juppé.
(20 mai 1997j, p. 943).

Jack Lang

Monique Lang
: Lui au moins sait faire campagne ! avec des idées et des caméras, avec des jeunes pour bouger, et des vieux pour regarder…
(27-28 août 1994, p. 668).

François Léotard


François Copé : Lorsque Léotard déjeune avec Juppé, il ne dit pas : « Voilà le gouvernement qu’il faut faire. » Il dit : « Si vous faites un remaniement, pourquoi pas moi ? » C’est plus clair, non ?
(28 novembre 1996, p. 867).
Helmut Kohl : Je vois que vous écrivez des livres. Un conseil : n’écrivez pas, faites de la politique.
(14 novembre 1996, p. 865).
René Monory : A partie du moment où Juppé a tout dit à Léotard hier, on ne peut pas s’attendre à cve que le secret soit longtemps gardé.
(17 avril 1997, p. 915).


Jean-Marie Le Pen (Caricature JEA/DR).

Jean-Marie Le Pen

Jacques Chirac : Le Pen est dangereux pour la paix civile, dangereux pour l’unité nationale, les valeurs chrétiennes et humanistes.
(19 mai 1990, p. 248).
François Léotard : Le Pen, ce parachutiste de bistrot…
(16 mai 1997, p. 941).
André Rossinot : Face à Le Pen, les socialistes n’ont pas changé : pompiers côté pile, pyromanes côté face.
(5 mai 1997, p. 932).
Bernard Tapie : S’il dépasse les limites, moi, caméra ou pas, je me lève et je lui rentre dedans !
(8 décembre 1989, p. 215).

Miss France

Jacques Chirac : On aurait mieux fait de me l’amener ce soir…
(26-27 janvier 1987, p. 67).

François Mitterrand


Edouard Balladur : Lorsque je passe une heure avec François Mitterrand, je m’amuse beaucoup plus qu’avec Giscard d’Estaing.
(26 août 199 », p. 562).
Jacques Chirac : Comme il n’a rien fait pendant quatorze ans, il faudra bien qu’on parle de lui…
(25 janvier 1996, p. 810).
Charles Pasqua : Mitterrand ? Le capitaine qui s’attache au mat du navire pendant qu’il coule !
(24 mars 1993, p. 519).
Michel Rocard : Le PS a eu quatre cadavres dans son histoire : le congrès de Tours en 1920 ; le déshonneur, avec le vote des socialistes pour le Maréchal Pétain à Vichy en 1940 ; la honte, avec Guy Mollet et l’Algérie en 1956 ; et puis la prise du pouvoir par Mitterrand qui s’est terminée par la honte et le déshonneur.
(4 décembre 1996, p. 869).
Robert-André Vivien : C’est Ramsès II sans bandelettes.
(7 septembre 1992, p. 459).

Guy Mollet

François Mitterrand : Guy Mollet pense à m’abattre 23 heures sur 24. Il me suffit, à moi, de penser 24 heures sur 24 à être plus fort que lui.
(8 janvier 1996, p. 802).


Charles Pasqua (Caricature JEA/DR).

Charles Pasqua

Maurice Bennassayag : C’est un vieux parrain.
(15 novembre 1993, p. 594).
Alain Juppé : C’est un vieux schnock.
(30 avril 1997, p. 928).
Jeanne Pasqua : J’ai été blessée par les calomnies qui ont accablé le ministre. Il est bon, humain, courageux, solide. Si je le dis, c’est que je le sais : quarante ans, c’est un long chemin.
(4 mars 1987, p. 75).

Michel Rocard

Françoise Giroud : Il me semble que cela ne lui réussit pas mal, au petit Rocard, cette relation conflictuelle avec Mitterrand : cela le dope, l’émoustille !
(27 juin 1990, p. 256).
Iléana Rocard : Il n’a pas assez de cohérence intérieure pour pouvoir gagner dans l’action politique.
(7 mars 1997, p. 899).

Nicolas Sarkozy

Jean-François Probst : Sarkozy doit encore souffrir, rentrer par la petite porte, pas par la grande, pour faire oublier à Bernadette et à Claude Chirac son passage chez Balladur.
(12 novembre 1996, p. 863).
Nicolas Sarkozy : Je vous remercie d’avoir invité un traître (parlant de lui-même).
(16 avril 1997, p. 912).

Philippe Séguin

Alain Juppé : Les journalistes ont peur de lui, ont peur de ses grosses colères. Ils ne sont pas les seuls.
(20 mai 1997, p. 942).
Pierre Mazeaud : Interrogez le personnel du Palais-Bourbon : dans la vie quotidienne, Seguin est insupportable.
(13 novembre 1996, p. 864).
Nicolas Sarkozy : Philippe Seguin, il est mort. Il ne nous a pas léché les bottes.
(27 janvier 1995, p. 718).
Philippe de Villiers : Après la bataille, Philippe Seguin est retourné à son caractère, la lâcheté.
(2 avril 1997, p. 905).
Robert-André Vivien : C’est Astérix sans potion magique !
(7 septembre 1992, p. 459).

Bernard Tapie

Jean-Marie Le Pen : un Tartarin, un bluffeur, un hâbleur, un pitre grotesque.
(8 décembre 1989, p. 215).
Pierre Mauroy : Tapie n’est pas ma tasse de thé.
(24 mai 1992, p. 430).
Bruno Mégret : Bernard, Tapie, à Marseille, nous l’appelons Pinocchio tellement il est menteur. A cette différence près que lui, quand il ment, ce n’est pas son nez qui grossit, c’est sa tête.
(13 mars 1992, p. 388).


Margaret Tatcher (Caricature JEA/DR).

Margaret Tatcher

François Mitterrand : Elle a un charme fou !
(29 octobre 1993, p. 592).

Jacques Toubon

Michel Debré : Je ne suis pas sûr qu’il réfléchisse toujours à ce qu’il dit… Et ce que je viens de dire la est un euphémisme !

Philippe de Villiers

Olivier Guichard : Villiers ? C’est le Front national à particule !
(2 avril 1997, p. 905).
François Léotard : Ce Le Pen de sacristie…
(16 mai 1997, p. 941).

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lundi 24 septembre 2012

P. 184. Le Requiem de Ferré

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"Pour le bateau tranquille et qui se meurt de Port"... (Ph. JEA/DR).

Médiathèque 

- "Requiem figure pour la première fois dans l'album Je te donne, paru en septembre 1976. Le terme Requiem fait référence à la messe des morts du culte catholique et de son incipit : Requiem æternam dona eis Dominum [Seigneur, donne-leur le repos éternel]. 
Ce requiem laïque est constitué de huit quatrains d'alexandrins aux rimes croisées. C'est un poème d'offrande adressé à tout un chacun : aux innocents (Pour le cheval enfant qui n'ira pas bien loin, Pour le mouton gracieux le couteau dans le rouge), mais aussi au monde entier (Pour ce siècle imprudent aux trois quarts éventé)... Qu'ils reposent en paix et pour eux Léo Ferré demande… le silence. Ce type de chute pourrait tenir du système - utilisé par ailleurs par Ferré ; la musique (très "classique") et l'interprétation (retenue) conjugués, subliment le procédé. 
(…) Dans le domaine classique le site Requiem survey recense plus de 3000 Requiem ! Une cinquantaine de ces derniers sont passés à la postérité ; citons ceux de Berlioz, Brahms, Britten, Campra, Duruflé, Dvorak, Fauré, Mozart, Saint-Saens, Schumann et Verdi." 
(Cité de la Musique).  


"Pour les feux de la nuit qui enflamment l'amour..." (Ph. JEA/DR).


Léo Ferré : Requiem

- "Pour ce rythme inférieur dont t'informe la Mort
Pour ce chagrin du temps en six cent vingt-cinq lignes
Pour le bateau tranquille et qui se meurt de Port
Pour ce mouchoir à qui tes larmes font des signes

Pour le cheval enfant qui n'ira pas bien loin
Pour le mouton gracieux le couteau dans le rouge
Pour l'oiseau descendu qui te tient par la main
Pour l'homme désarmé devant l'arme qui bouge

Pour tes jeunes années à mourir chaque jour
Pour tes vieilles années à compter chaque année
Pour les feux de la nuit qui enflamment l'amour
Pour l'orgue de ta voix dans ta voix en allée

Pour la perforation qui fait l'ordinateur
Et pour l'ordinateur qui ordonne ton âme
Pour le percussionniste attentif à ton coeur
Pour son inattention au bout du cardiogramme

Pour l'enfant que tu portes au fond de l'autobus
Pour la nuit adultère où tu mets à la voile
Pour cet amant passeur qui ne passera plus
Pour la passion des araignées au fond des toiles

Pour l'aigle que tu couds sur le dos de ton jeans
Pour le loup qui se croit sur les yeux de quelqu'un
Pour le présent passé à l'imparfait du spleen
Pour le lièvre qui passe à la formule Un

Pour le chic d'une courbe où tu crois t'évader
Pour le chiffre évadé de la calculatrice
Pour le regard du chien qui veut te pardonner
Pour la Légion d'Honneur qui sort de ta matrice

Pour le salaire obscène qu'on ne peut pas montrer
Pour la haine montant du fond de l'habitude
Pour ce siècle imprudent aux trois quarts éventé
Pour ces milliards de cons qui font la solitude

Pour tout ça le silence..."




Et une version de la Folie par Pia Colombo, elle qui prit le relais de Ferré quand il était interdit d'enregistrement...




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jeudi 20 septembre 2012

P. 183. "Après la bataille" de Yousry Nasrallah


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(DR).

Synopsis

- "Mahmoud est l'un des cavaliers de la place Tahrir qui, le 2 février 2011, manipulés par les services du régime de Moubarak, attaquèrent les jeunes révolutionnaires à dos de chameau. Tabassé, humilié, sans travail, ostracisé dans son quartier qui jouxte les Pyramides, Mahmoud et sa famille perdent pied. C'est à ce moment qu'il fait la connaissance de Reem, une jeune égyptienne divorcée, moderne, laïque, qui travaille dans la publicité, milite pour l'écologie et vit dans les beaux quartiers."

Yousry Nasrallah

- "Tout mon cinéma travaille à essayer d’extraire le peuple égyptien de la place de la victime."
(les inRocks, 19 septembre 2012).

- "Une dictature, ça vous fait vous haïr vous-mêmes. Le peuple mérite cette lettre d'amour que nous lui avons faite dans le film".
(Le Point, Festival de Cannes, 17 mai 2012).

- "Se libérer, rompre les tabous, dépasser la censure. C’est, à mes yeux, la définition première du nouveau cinéma arabe."
(La Croix, Festival de Cannes, 7 juin 2012).

- "C'est ce qu'on a vécu pendant la Révolution. Elle était belle ! Pendant 18 jours on avait l'impression et l'illusion peut-être que tout ça avait sauté, les barrières entre classes, les genres, entre l'homme et la femme et les ethnies évidemment … On a envie de revivre ça, que ça soit constant, que ça reste, que ça ne soit pas illusoire, pas seulement 18 jours de folie."
(AFP).

CinéObs

- "Avec seulement cinq pages de scénario, Yousry Nasrallah a tourné sa fiction en même temps que les événements se produisaient, filmant place Tahrir, écrivant, avec son co-scénariste Omar Shama, les scènes la nuit précédant le tournage ou allant jusqu'à laisser ses acteurs «  travailler en incarnant des idées ». Au fil des deux heures du film qui montre le rôle des femmes dans la Révolution, il tente de « familiariser le spectateur avec ce qu'est un Egyptien aujourd'hui ».
(Festival de Cannes, 18 mai 2012).

Thomas Sotinel

- "Le cinéaste a toujours travaillé ces contradictions, ces injustices (mais aussi cette culture, cet humour, cette esthétique) qui font l'identité égyptienne. Il en a fait des fictions qui assument leur parenté avec la tradition du cinéma arabe, et Après la bataille ne fait pas exception à cette manière de faire."
(Le Monde, Festival de Cannes, 8 mai 2012).

Siegfried Forster

- "Après la bataille dresse un constat sans aucune illusion : la véritable révolution n’a pas encore eu lieu, « ce qui a commencé c’est le sentiment révolutionnaire », conclut Yousry Nasrallah sous le slogan : « Pain, Liberté, Dignité, Humanité ».
(RFI, 18 septembre 2012).


Petit prince égyptien : "Dis, tu me dessines un printemps révolutionnaire ???" (DR).

Didier Péron

- "Le héros de l’histoire (…) n’est pas un jeune protestataire de la place Tahrir rempli d’une soif inextinguible de démocratie mais Mahmoud, un cavalier du quartier des Pyramides, au Caire, qui a participé à l’assaut spectaculaire à cheval et à dos de chameaux contre les protestataires réclamant le départ de Moubarak, le 2 février 2011. Mahmoud, pas armé, manipulé par le caïd du coin, est tombé de sa monture, la foule enragée l’a battu et il est revenu dans son misérable quartier de Nazlet la queue basse. Déprimé, rasant les murs, il rencontre Reem, fille émancipée des beaux quartiers qui bosse pour une ONG d’aide aux déshérités de la ville, en particuliers de Nazlet, quartier qui concentre la population des guides touristiques travaillant sur le site de Gizeh et que les attentats islamistes puis les manifestations ont mis sur la paille."  
(Libération, 18 septembre 2012).
 
Jacques Mandelbaum 

- "Les événements historiques se captent aujourd'hui en direct. Images sur le vif, reportages, voire documentaires, ont ainsi rendu compte très tôt, très vite, très bien et très mal à la fois, du "printemps arabe". C'est désormais au tour des premières fictions de nous parvenir. D'Egypte - où les manifestants de la place Tahrir ont délogé Hosni Moubarak le 11 février 2011 - arrive, un an et demi plus tard, le nouveau film de Yousry Nasrallah. Il n'y a pas si longtemps, on aurait parlé d'un film réalisé à chaud. Tout va si vite aujourd'hui dans la médiatisation des événements que ce délai suffit à en faire une oeuvre froide, quasiment anachronique, tant du point de vue du passé (déjà montré ailleurs) que du présent (l'histoire toujours en marche après la réalisation du film). Nasrallah - élève et successeur du grand Youssef Chahine au pays des pyramides - est un cinéaste trop averti des réalités de son temps pour l'ignorer. Judicieusement, il nomme son film Après la bataille.
Il pose, ce faisant, le temps nécessaire à la fiction. Un temps pour l'intelligibilité du fait collectif, d'une part, pour l'individualisation romanesque de l'autre."
(Le Monde, 18 septembre 2012).

Laure Dalzane

- "Le film de Nasrallah (…) nous invite à quitter le point de vue du spectateur du JT de 20 heures, confondant tous les protagonistes dans une indistinction réductrice, et nous convie à observer de l’intérieur les contradictions de la société égyptienne : la lutte des classes, la guerre des sexes, la coexistence entre extrême modernité des mœurs et archaïsmes, les manipulations en tous genres, comme celle du riche et cynique propriétaire Haj Abdallah, qui retourne sa veste toujours du bon côté en fonction de ses intérêts financiers… Les personnages échappent à un schématisme qu’on craint au départ, grâce à la façon dont Nasrallah leur offre le temps d’évoluer, de douter, de se remettre en question tout au long du film.
Si le film de Nasrallah ne s’impose toutefois pas par la maestria incontestable de sa mise en scène, il nous touche par sa belle vitalité, par ses acteurs entièrement engagés, par l’urgence enfin que l’on sent chez Nasrallah à se battre pour éviter la confiscation par les Islamistes de cette Révolution du peuple arabe. Après la bataille, c’est encore à coup sur… une âpre bataille qui se profile. Yousri Nasrallah en témoigne par les moyens du cinéma, et nous émeut."
(Mediapart, Festival de Cannes, 26 mai 2012). 
 
Mena Shalaby - Reem (DR).

Didier Péron

- "La relation entre Mahmoud, l’impulsif, le prolo floué, et Reem (la vedette Mena Shalaby), si occidentalisée qu’on la prend pour une «Libanaise», ressemble à une improbable idylle édifiante, scellant la réconciliation du peuple et de la bourgeoisie. Mais les allers-retours entre l’existence nantie de Reem et la maison rudimentaire de la famille de Mahmoud pointent aussi le fossé qui sépare des individus qui doivent, face à la dictature, s’inventer une communauté de destin. On sent que ça ne va pas être évident, même si les jeunes branchés donnent des leçons de syndicalisme aux cavaliers de Nazlet (le film a été tourné avec les habitants de ce quartier peuplé de Bédouins sédentarisés depuis le XIXe siècle).
En dernier lieu, c’est l’armée et les islamistes qui sont les ennemis à circonvenir et qui bien entendu tirent en coulisse leurs épingles du jeu. La fièvre verbale s’explique alors par la menace qu’ils font peser sur le peuple à qui, par les armes ou la théologie, il demande à chacun de la fermer et d’obéir. Nasrallah et ses actrices ont dû stopper les séquences tournées en vidéo lors de la manif du 8 juillet 2011, insultés et battus par des gens défendant des intérêts qu’on a du mal à imaginer démocratiques."
(Libération, Festival de Cannes, 17 mai 2012).

Serge Kaganski

- "Il est vrai que la mise en scène de Nasrallah est bordélique, truffée de zooms intempestifs, faux raccords, rythmes heurtés… mais quelle énergie, quel à propos politique et quelles actrices ! Film feuilletonesque entre Plus belle la vie cairote et Mocky oriental, Après la bataille nous dit que l’avènement de la démocratie et de l’émancipation des peuples durera plusieurs printemps. Yallah !"
(les inRocks, Festival de Cannes, 19 mai 2012).

Gaël Golhen

- "En synthétisant le film politique rosselinien et le soap égyptien (bariolé, vivant, lacrymal) Nasrallah réussit un OVNI, déconcertant, parfois lessivant, et qui malgré la confusion du propos laisse quelques traces indélébiles…"
(Première, Festival de Cannes, 17 mai 2012).

Pascale Fautrier

- "Beau mélodrame à voir sur les contradictions sociales de l'Egypte quelques semaines après le printemps arabe, fait d'un mélange d'images filmées au moment de la Révolution et de fiction. Les trois comédiens principaux sont excellents. La Révolution n'a pas commencé, ce qui a commencé, c'est le sentiment de la Révolution, dit le réalisateur Yousry Nasrallah. Reste la montagne à gravir, plus haute que les Pyramides : rocher de Sisyphe. Un film contre le découragement."
(Mediapart, 11 septembre 2012).





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