MO(T)SAIQUES 2

"Et vers midi
Des gens se réjouiront d'être réunis là
Qui ne se seront jamais connus et qui ne savent
Les uns des autres que ceci : qu'il faudra s'habiller
Comme pour une fête et aller dans la nuit ..."

Milosz

jeudi 28 juin 2012

P. 159. Venue d'ailleurs : la Mère Castor peint-et-rature...

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(Ph. JEA/DR).

Ce fut presque chimérique
: inviter sur ce blog quelques pages venues d'ailleurs. Avec d'autres regards, des mots différents, des géographies mentales variées, des oiseaux et des fleurs inconnus ici, des parfums et des alizés non labellisés, des itinéraires passant par des fuseaux horaires farfelus.
Bref, ne pas planter ou clouer en lisière de ces Mo(t)saïques 2 des pancartes du style : "propriété privée" (sans pour autant souhaiter la bienvenue aux plagiats)...

Jusqu'ici, pour passer le cap de cette invitation, il n'y eut jamais défilé marin, foule des grands jours, manif colorée, mer humaine.
Mais néanmoins cinq pages pesant leur poids de belles plumes plongées dans des nuages-encriers portant les noms de Bruxelles, de l'île de Ré, de Namur, des Baléares et de Paris :

- "Imaginez un pays", la Belgique de Jean-Charles Verlinden, P. 18
- "Haïkus du bord de mer" et de Danièle Duteil, P. 26
- "Li Bia Bouquet" de Christian Delwiche, P. 40
- "Julos Beaucarne" sur l'île aux trésors de Colo, P. 90
- "Cette si petite surface du globe" d'Isabelle C..., p. 105.

Pour la sixième page venue d'ailleurs, autant vous prévenir : elle vient du pays de Sauve, celui de la Mère Castor
(pays à l'origine de l'expression : saine et sauve")... Ailleurs, il gèle à pierre fendre, chez elle à pierre fondre... Soit 38 degrés à l'ombre quand le soleil s'accorde enfin une sieste...

La première fois que je suis entré dans ce blog :
- "Des photos et des livres, du conte et du spectacle, des petites animations, tout ce qui passe par la tête de la Mère Castor",
j'ai enfin retrouvé des émotions, des sensations remontant à l'époque d'Emilie Carles et de sa "soupe aux herbes sauvages" !
Des femmes qui ne s'en laissent pas conter mais dont les vies portent des contes faisant rêver les enfants aussi bien que des adultes n'ayant pas étouffé l'enfant en eux. Dans une campagne qui n'est pas un paysage d'opérette avec des produits chimico-alimentaires vendus en supérette. Sous un ciel qui n'a pas à nous faire de cadeaux mais dont les étoiles ne peuvent se passer. Avec des greniers que l'on ne vide surtout pas de leurs livres-recueils d'empreintes de générations successives. Avec des jouets hétéroclites, surprenants et passant avec un plaisir évident de main en main. Avec des bouts de tout qui sont le début de (ré)créations si modestement sensationnelles.

Sur cette page, qu'elle publie alors que Rousseau fête dans l'intimité son 300e anniversaire, la Mère Castor ouvre l'un de ses labyrinthes de mots et de photos. Y fleurissent des galets. Les ombres sèment des questions. Le fleuve n'a nullement besoin d'interroger son miroir tous les matins du monde. Des inconnu(e)s ont laissé des traces indéchiffrables. Les racines ne dédaignent pas faire enrager d'éventuelles corneilles. Une herbe peut guérir de bien des paralysies. Les lumières ne dépendent pas de centrales nucléaires. Un insecte devient globe-trotteur...
Ce n'est pas un jeu de pistes tournant en rond ni de lois faisant feu de tout bois. Mais plutôt, il était une fois :

La Mère Castor : Peint-et-rature

sous les doigts maladroits
de la gauchère
la fausse pierre
chauffée à bleu
tend le dos aux bâtons
de couleur
chante
les fleurs les étoiles
les toiles
chante l’eau qui tourne vieille peau
bouillon de sépulture
couverture d’été pour fleuve évanescent
qui s’évapore
et s’exile dans les nuages
lentement aspiré par le chant perché
sciant strident
et agaçant
des cigales.
















































(S) La Mère Castor.

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lundi 25 juin 2012

P. 158. "Je sens le beat qui monte en moi", le film...

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Site du film ? Cliquer : ICI.

Synopsis

- "Rosalba, jeune guide touristique, souffre d’une affection étrange : la moindre mélodie provoque chez elle une gesticulation et elle se met à danser, de façon aussi subite qu’incontrôlable. Malgré ses ruses pour cacher son excentricité, ce corps indomptable pourrait bien séduire son surprenant collègue Alain."

Evidemment, à la lecture d'un tel synopsis, comment ne pas ressentir l'envie d'envoyer ce film dans les réserves d'un musée consacré aux navets ?
Ce serait passer à côté d'un OVNI dans le ciel du 7e art !

D. F.

- "Dans les rues de Poitiers, un conducteur de minibus très swing fait équipe avec une guide touristique frappée d’un étrange mal : au moindre rythme, son corps embraye dans une danse irrésistible…
Coloré, design et délicieusement nostalgique des années 60, ce court-métrage quasi muet rappelle l’humour et l’univers de Jacques Tati."
(Le Canard enchaîné, 20 juin 2012)

Thomas Blondau


- "Premier court métrage hyperséduisant, drôle et agité.
On y découvre une mystérieuse trentenaire (la démente chorégraphe Rosalba Torres Guerrero), contaminée par ce qui ressemble à un virus de la danse, chez qui la moindre note de musique provoque d’irrépressibles convulsions.
Une calamité pour sa vie sociale, mais dont elle perçoit une issue heureuse après sa rencontre avec un Mods (Serge Bozon, évidemment), a priori affligé du même syndrome."
(les inRocKs, 12 juin 2012).


Embarquement des touristes pour la visite mémorable d'un Poitiers en son et lumière (DR).

Mickaël Pierson

- "La comédie musicale, c’est bien. Au moment opportun, au summum de votre béatitude, votre corps peut s’emballer, se mettre à tourbillonner autour d’un réverbère afin de crier votre bonheur d’être heureux. Avec un peu de chance – et un réalisateur malicieux – c’est tout un village qui va se joindre à vous dans un ballet inespéré, avec éventuellement trois moutons et une jument qui passaient par là. Mais que se passe-t-il quand la danse n’est plus cet élan lyrique, la chorégraphie volontaire des sentiments, mais devient subie ? Que se passe-t-il quand l’expression de soi devient expression malgré soi ? C’est ce que raconte avec brio Je sens le beat qui monte en moi, moyen métrage et première réalisation prometteuse de Yann Le Quellec."
(il était une fois LE CINEMA).

Libération

- "JE SENS LE BEAT QUI MONTE EN MOI, de Yann Le Quellec, dessine une exquise carte du tendre autour du personnage magnifique d’une jeune femme réservée, saisie de convulsion dansante dès que retentit la moindre note. Un court film (32 minutes) saturé de mise en scène, où la gestuelle vaut comme précieux fragment d’un discours amoureux."

V. Dumez

- "Dans la mouvance d’un certain burlesque belge (on pense notamment au trio fou qui nous a donné L’iceberg, Rumba et La fée), ce premier essai parvient à trouver son originalité propre grâce à une cohérence esthétique de chaque instant. Cadré avec une minutie qui tiendrai presque de la maniaquerie, le court nous invite à suivre les premiers pas amoureux d’un couple peu ordinaire. Elle, prise de convulsions dès que la moindre note de musique retentit autour d’elle. Lui, obsédé par la musique, mais complètement déphasé par rapport à son environnement. Deux animaux étranges qui sont finalement destinés à se rencontrer, à s’aimer, et sans doute à esquisser un pas de danse ensemble."
(avoir-alire).

Tati, Demy, Moullet... excusez du peu pour les références... (DR).

Arnaud Hée

- "Un côté « bout de ficelle » affleure parfois, mais Yann Le Quellec fait avant tout preuve d’une conviction et d’une précision indéniables dans sa relecture assez vintage d’un burlesque teinté de comédie musicale – le code couleur pop et « pétant » des vêtements nous conduit tout droit vers Jacques Demy, même s’il n’y avait pas ici les moyens de repeindre Poitiers comme ce fut le cas pour certaines façades de Cherbourg. Si l’on n’hésite pas à servir quelques louches de potache (l’un et l’autre travaillent pour « l’agence touriste » ; on ose le « t’as de beaux œufs tu sais »), ceci prend place dans une mise en scène convoquant Jacques Tati du fait de la belle rigueur graphique au service du gag. Quant au traitement par l’absurde du tourisme, c’est l’esprit de Luc Moullet qui souffle sur le film, particulièrement lorsqu’il est question de piteux jets d’eau rappelant les inénarrables aménagements urbains méchamment autopsiés dans le génial Foix (1994). Au-delà des citations, on apprécie la fantaisie qui préside à ce film, à des détails inventifs, élégants et touchants ; par exemple lorsque Rosalba, sortant d’une session involontaire de danse endiablée, voit son prétendant ôter de sa petite besace bleue électrique un joli mouchoir rouge afin qu’elle puisse s’éponger le front."
(Critikat, 12 juin 2012).

Jacques Mandelbaum

- "De la Sonate n° 11 en la majeur de Mozart à Love potion n° 9 des Coasters, en passant par la Toccata et fugue en ré mineur de Bach et The Snake d'Al Wilson, cette inclination du corps à la transe fournit au film quelques variations pleines de poésie burlesque : comment se maquiller quand on a le bras qui se démantibule ? Comment marcher dans la rue quand on a les jambes qui tricotent ? Comment dîner aux chandelles quand on a le corps qui se disloque ? L'irrésistible montée en puissance du motif conduit les personnages à un dérèglement sensuel qui contamine les spectateurs, les jette à leur tour dans la ferveur de la possession par la danse. Si peu de mots, tant de grâce. Si peu de psychologie, tant de présence."
(Le Monde, 12 juin 2012).

Philippe Person

- "Amusant, subtil comme la carte d’un restaurant (avec sa ritournelle de fruits rouges et son concerto en sole meunière), pas sectaire musicalement (à condition qu’on passe Al Wilson), "Je sens le beat qui monte en moi" de Yann Le Quellec est surtout superbement filmé. Avec un toupet assumé dans ses partis pris d’en revenir à un cinéma essentiellement saugrenu où jouer du pipeau ne charme pas que les serpents...
Mention magnifiquement spéciale à Rosalba Torres Guerrero dont on espère que le cinéma français saura utiliser le physique si particulier. Reste à souhaiter bonne chance à Yann Le Quellec qui a l’audace de terminer son film par une citation ( un peu améliorée) de "Quai des Brumes".
(froggy’s delight).





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samedi 23 juin 2012

P. 157. 23 juin 2012 : le silence de Brigitte Engerer

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Bach : Concerto pour piano en ré mineur (BWV 1052).
Brigitte Engerer avec l'ensemble Arce XXI sous la direction de D. Dervis-Bournias.

F. Hollande :

- "Chacun gardera d'elle aussi le souvenir d'un grand courage personnel puisque, luttant contre la maladie qui vient de l'emporter, elle a trouvé la force d'animer l'an dernier encore le Festival de piano à Beauvais Pianoscope dont elle assurait la direction artistique.
L'attachement à la transmission, le souci de populariser la musique classique marqueront sans nul doute la trace que Brigitte Engerer laissera dans l'histoire de la musique".

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jeudi 21 juin 2012

P. 156. Pivoines : deuxième photo

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(Ph. JEA/DR).

Après une première photo de pivoines, cliquer : ICI
des commentaires amicaux s'interrogeaient sur un futur second cliché. Le voici.

Cette fleur est offerte à toutes celles et à tous qui hésitent, trébuchent et s'interrogent sur les directions si contradictoires données par la boussole cabossée de leur vie,


une fleur pour les interné(e)s par qui ne peut plus les voir en couleur

et pour les expulsé(e)s par les gardes uniformes de la "préférence nationale",

une fleur sur la tombe inexistante de ces pyjamas dont les bourreaux s'imprimaient des calendriers de mille ans,


une fleur pour les femmes et une fleur pour les hommes qui ne deviendront jamais des tartufes et ne ressemblent pas à des tatanes,
eux qui cultivent leur imagination quand une infinité de pesticides cherchent à la rendre infertile,
et ne danseraient pour rien au monde aux enterrements des pavés de mai,


un fleur pour qui ne brade surtout pas son honneur,
ne se pavane pas dans des habits brodés de menteries et reluisant de miroirs massacrés,
ne pille pas nos histoires,
ne standardise pas avec sadisme les enfants,
ne flatte pas avec une langue de bois enduite de guimauve,
ne boit pas à la santé des marchands des temples,


pas une seule fleur pour les monuments constipés et bronzés aux soleils artificiels des champs de batailles ni pour les boniments académiques où excellaient d'ex collabos,


mais une fleur pour les peut-être,
les on ne sait jamais,

les pourquoi pas,
les fais bien attention à toi,
les je t'aime Toi,
les obscures rencontres de midi et lumineuses de minuit,
les mots nomades aux pieds en sang,
les moineaux éparpillés épiés par les empailleurs,


une fleur pour les peurs et les pleurs, pour les rimeurs jamais en règle
pour les rabroué(e)s si pas les saccagé(e)s de la santé,
pour les mystères qui fréquentent assidument les légendes,
pour les amours sans bagues et sans bagages,
pour les parenthèses entre les pluies, pour les pluies d'étoiles
pour les amies et les amis, ces bateaux insubmersibles et jamais à quai,


une fleur dans un encrier de cendres,

sur un mauvais œil pour le guérir, dans un sursaut de dignité,
entre deux nuages d'un recueil de poèmes,
entre les dents des vents, entre trois hivers, entre cinq épouvantails,

contre les haleines des haines,

une fleur pour un ballet de mon siècle dépassé, pour un orchestre sorti de sa fosse,
pour un musée ouvert aux handicapés, pour un cirque royal ou non, pour un amphithéâtre avec des courant-d'air, pour une salle d'opération sans dégâts collatéraux, pour un chandelier aux branches impaires,


une fleur tombée dans un fossé qui lui en est reconnaissant,


cette fleur devenant une âme de violoncelle athée,
un grenier en clair obscur,

une île et une morgue sans porte de sortie surmontée d'une horloge,

un bouquet de fleurs pour Aung San Suu Kyi, pour Brigitte Engerer, pour Madeleine Roubenne
qui les partageront avec Boualem Sansal,

une fleur absurde, jamais décorée de l'ordre des artbitres des élégances ni de la croix déprogammée
et qui offrira encore des suites à nos imaginations
à nos illusions...


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lundi 18 juin 2012

P. 155. Le 17 juin 1791, Mozart compose son "Ave verum corpus"...

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Mozart et la partition (Mont. JEA/DR).

Ave verum corpus en ré majeur KV 618

Humeurs musicales :

- "Comme peut le laisser deviner son numéro dans le catalogue Köchel (musicologue qui a classifié toute la musique de Mozart et numéroté ses œuvres par ordres chronologiques, de 1 à 626), Mozart a composé cet Ave Verum Corpus à la fin de sa vie, pour un ami chef de chœur à Baden (Anton Stoll). Il y a une profondeur et un recueillement incroyables dans ce morceau, quasi inexplicables vue la simplicité apparente de la mélodie. De l'art dans toute sa maîtrise…
(2005).

A. Einstein :

- "Sa beauté séraphique finit par nous rendre aveugles à la maîtrise dont il témoigne : simplicité, perfection de la modulation, art consommé dans le traitement des voix, introduisant, pour finir, la gradation d’une discrète polyphonie."

Philippe Gut :

- "L’Ave verum corpus, en ré majeur, K.618, aussi connu et célèbre que le Requiem, fut composé quelques semaines auparavant pour la Fête-Dieu de juin 1791. Dans la version originale, le chœur est accompagné par les violons, les altos, la basse et l’orgue. Le texte, qui n’appartient pas à la liturgie et que nombre de compositeurs germaniques ont mis en musique, est tiré d’un manuscrit que possède le monastère de Reichenau ; cette courte page est généralement jouée au cours de la messe catholique après l’Élévation. C’est une imploration d’une extrême simplicité sur le plan musical, adressée par le chrétien à son Sauveur sur la croix, traduisant l’angoisse résignée de l’homme face à la mort."
(Chorégies d’Orange, 2012).

Paroles :

- Ave Verum Corpus natum de Maria Virgine
Vere passum, immolatum in cruce pro homine,
Cuius latus perforatum unda fluxit cum sanguine
Esto nobis praegustatum in mortis examine
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- Salut Vrai corps né de la Vierge Marie
Ayant vraiment souffert et qui fut immolé sur la croix pour l'homme
Toi dont le côté transpercé laissa couler l'eau avec le sang
Sois pour nous un réconfort à l'heure de la mort.


Détail du Manuscrit de Reichenau (JEA/DR).

Des autoroutes de mots sont tellement insignifiantes et vainement superflues devant cette oeuvre. Moins de cinq minutes sur les chronomètres dérisoires. Mais quelques notes qui franchissent les siècles comme des étoiles filantes.
Cette introduction se veut brève pour laisser place à une suite d'interprétations qu'il vous est proposé de parcourir selon vos inspirations, vos humeurs, vos fantaisies, vos sensibilités...



Leonard Bernstein - Choeur et Orchestre des Bayerischen Rundfunks.
Les silences qui viennent prolonger cette interprétation appartiennent aussi à Mozart...



Choeur d'hommes de Vienne.



King's College Cambridge



Wiener Sängerknaben




Ricardo Muti à la tête du Berlin Philharmonic Orchestra et du Swedish Radio Chorus.

Le même Ave inspira également Bizet
Fauré
Byrd
Gounot
Saint-Saens
Lizt
Tchaïkosky...



Signature de Mozart (Graph. JEA/DR).

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