MO(T)SAIQUES 2
"Et vers midi
Des gens se réjouiront d'être réunis là
Qui ne se seront jamais connus et qui ne savent
Les uns des autres que ceci : qu'il faudra s'habiller
Comme pour une fête et aller dans la nuit ..."
Milosz
Des gens se réjouiront d'être réunis là
Qui ne se seront jamais connus et qui ne savent
Les uns des autres que ceci : qu'il faudra s'habiller
Comme pour une fête et aller dans la nuit ..."
Milosz
lundi 3 décembre 2012
P. 203. Toponymie à la dieppoise
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Cours Dakar à Dieppe (Ph. JEA/DR).
Des Alouettes à Bourville...
Bois des Alouettes,
Cavée aux Anes, Chemin aux Anes, le Dos d’Ane, les Pas d’Anes, Route forestière de la Côte à l'Ane,
Allée à la Bécasse,
Le Parc à Biches, la Corne de Cerf, Mare aux Biches,
Ligne au Blaireau,
La Mare aux boeufs, le Clos des Bœufs, les Ecorcheboeufs,
La Fosse aux Chats,
Le Cheval Rouge, Plaine du Clos à Cheval,
Route forestière du Chevreuil,
Bout de la Rue aux Chiens, la Butte au Chien,
Beurre au Coq, Fond de la Couleuvre, Fond des Criquets,
Les Fauvettes,
Bois de la Ville aux Geais, Le Nid de Geais,
Moulin de la Girafe,
Beaumont-le-Hareng, Val aux Harengs,
Château du Héron, Côte aux Hérons, le Clos Héron,
Bois de l’Hirondelle,
Bosc aux Lièvres, Haie au Lièvre,
Bosquet aux Loups, la Cavée aux Loups, la Mare aux Loups, le Domaine aux Loups, le Loup Pendu, le Saut du Loup, Val au Loup,
La Fosse à Martres,
La Morue Sèche, la Queue de Morue,
Fosse Mouton, Mare aux Moutons,
Le Clos à Paons, Bois du Perroquet, le Nid de Pie, La Poule,
La Porcherie, Parc à Pourceaux, la Gueule de Truie,
Les Ramiers, Le Clos aux Rats,
Bois de Goupil, Cavée aux Renards, Ferme du Val Renard, Fosse Goupil, la Fontaine aux Renards, la Renardière, le Rayon aux Renards, Plaine du Bosc au Renard, Queue de Renard,
Route au Rossignol,
Carrefour au Sanglier,
Les Tourterelles,
Cavée à Vaches, Chemin aux Vaches, Fond de la Vache, la Chasse aux Vaches, la Vacherie,
Bois des Bouleaux,
Bois des Chênes, Carrefour du Chêne à Leu, Chêne Baril, Chêne Charmant, Chêne de la Souris Pendue, Chêne Louise, Chênes de St-Hubert, Fond du Chêne, le Chêne aux Fées, le Chêne Crépette, le Chêne d'Amérique, le Rayon du Chêne, les Trois Chênes, Mare du Chêne, Plaine du Chêne des Valettes, Route forestière du Gros Chêne,
Bois du Fresne, Fontaine des Frênes, Frêne les Jumeaux,
Ferme de la Hêtraie, Hêtre à Broussins, Hêtre des Landes, Hêtres des Ecoliers, Hêtre le Père Antoine, Hêtre Martine, Hêtre Montariol, Hêtre Pleureur, Hêtre Rudi, Hêtre Terrier, le Hêtre Fourchu, le Petit Hêtre, Maison forestière au Hêtre des Gardes, Poteau du Hêtre des Princes,
Le Clos des Ifs, La Côte aux Ifs, Plaine des Ifs,
Chemin des Merisiers, Les Noyers,
Carrefour des Ormes, le Gros Orme, l'Orme de Pleine-Devette, l’Orme des Fosses, l’Orme Javelin, Ferme des Ormes, Pièce de l’Orme, Terres de la Mare de l'Orme,
Le Gros Poirier, le Poirier Vion,
Côte des Pommiers, Plaine du Pommier St-Michel,
Les Sapins de Déville,
Bois des Saules, Chemin des Saules, Fond des Trois Saules, la Mare aux Saules, Val à Saules,
Bois des Pins, le Pin Brûlé,
Terres du Tilleul,
Bois aux framboises,
de la Baronne, de la Bijouterie, de la Folie, de la Léperonne, de la Novale, de la Pendue, de la Vallée Tournes,
des Amourettes, des Balais, des Moutiers, des Vertus, des Vignots,
de Bélevent, de Clairefeuille, d’Etennemare, de Fort Chabrol, de Heucleu,
du Bout-de-Bas, du Catelier, du Château des Etangs, du Pendu, du Pont du Thil,
Bois Dangereux, Labarbe,
Bonne Nouvelle,
Bout de Bas, Maudit,
Longueil (Ph. JEA/DR).
Chemin de Beauchifol, de Gueures, de la Haute Voix,
des Ecoliers, des Fontaines, des Hanrenguets, des Veules,
d’Iclon,
du Télégraphe,
Chemin qu’il Faut, Perdu, Salé,
Champ Blanc, Château Blanc, Chemin des Blanches Dames, Gué de Blanche Taque, le Blanc Pain, le Mont Blanc, le Potier Blanc, les Blanches Terres, les Blancs Pâtis, Pierre Blanche,
Le Brun Fossé,
Bois de la Porte Noire, Bois Noir, le Chemin Noir,
Bas Rouge, Ferme Rouge, La Cavée Rouge, la Croix Rouge, la Maison Rouge, le Bout Rouge, le Pont Rouge, le Rouge Mouchel, les Rouges Marnières, les Terres Rouges, Mont Rouge, Porte Rouge Ferme, Route forestière du Cheval Rouge,
Le Château Roux,
Bois de la Salle Verte, Carrefour Vert, la Cavée Verte, la Place Verte, la Rue Verte, le Chemin Vert, le Vert Bocage, le Vert Buisson, le Vert Galant, le Vert Pignon, le Vert Ponthieu, les Verts Glands, Plaine du Vert Bois,
Côte au Soleil, de Pommeréval, de Sang-Roy, d’Etran, du Moulin Brûlé,
Côte Enragée, Sèche,
Fontaine Brillante, du Gouffre, du Raux,
Gorge du Petit Ailly,
La Belle Attente,
La Cavée des Muets, du Panais, Gros Jean,
La Crevonerie,le Culotte Sèche,
La Folloperie, la Fosse aux Vieux,
La Galère, la Gâte Galant,
La Haie des Trouvères, la Hallecourterie,
La Mare Bidas, Coquerelle, du Maroc,
La Pièce de Lamare,
La Silice,
La Tête de mort, la Trompette,
Le Belevent, le Bras d'Or, le Buisson Pouilleux,
Le Cabaret d’Hautot, le Clair Bouillon, le Crèvecoeur, le Coupe-Gorge,
Le Champ des Soeurettes,
Le Clos à Tous Vents, Borgne,
Le Doux Zéphir,
Le Grand Trait,
Le Fond de Cocagne, d’Ecaquelon, de Fumechon, de Graincourt, de Muchedent, du Val Sec,
Le Haut de Longueil,
Le Mesnil Gaillard,
Le Mont de Gron, du Cul, Tape-Dur,
Le Nouveau Monde,
Le Pain de Sucre, le Pot au Feu,
Le Rayon Doux,
Le Souffle-en-Cul,
Le Tourne-à-Gauche, le Tout-Vent,
Le Trou au Vin, d’Enfer, Miette,
Quai de Carénage, Dieppe (Ph. JEA/DR).
Entre les Deux Routes, les Deux Moulins, les Deux Pierres, les Deux Rivières, Route des Deux Cantons, Route forestière des Deux Mamelons,
Croix des Trois Frères, Fond des Trois Saules, les Trois Chênes, les Trois Coins, les Trois Cornets, les Trois Fétus, les Trois Fourchettes, les Trois Oreilles, Mare des Trois Pendus, Plaine des Trois Marais,
Bois des Quatre Carreaux, Bois des Quatre Fossés, les Quatre Routes, les Quatre Poteaux, Rue des Quatre Vents, Rond des Quatre Quartiers,
Bosquet des Cinq, les Cinq Chemins, les Cinq de l’Hôpital, Pointe des Cinq Trous,
Les Six-Boulant, Route forestière des Six Frères,
Les Sept Câteleux, Mont de Sept Meules, Septième Renclôture,
Sole des Douze,
Carrefour des Treize Chênes, les Treize Fosses,
Bois des Quatorze,
La Cavée des Quinze, les Quinze Coins,
Bosquet des Vingt,
L’Epine des Vingt-Deux, les Vingt-Deux et les Cinquante,
Fond des Cent Acres,
Les Antipodes,
Les Bréhoutes, les Bouffards, les Buissonnets,
Les Champs Perdus, Tournants,
Les Chouquets, Les Craquelins,
Les Follemprises, les Fonds de Mahomet,
Les Hauts Marais, les Hôtelets,
Les Innocents,
Les Longs Boyaux,
Les Marettes, les Moregots,
Les Pâtis Doux, les Plats Pieds, les Prés sous la Vauvaye,
Les Rideaux de Sauchay-le-Bas, les Rifles à Mont,
Les Terres à Flacon, de Fumechon, du Colombier,
Les Vieux Blés,
Mouille Pot,
Plaine de Bosc-le-Comte, de Cailloutin, de Cressieusemare, de Gauchaupré, de la Bucaille, de la Rue Vilaine, de l’Epinette, de l’Etantot, de Saussemare, de Socquentot,
des Barbaras, des Fourches, des Mondrots, des Teurcans, des Rendus, des Vacillots, des Vaulois,
Plaine du Bois de Baumare, du Bosc Fol-Enfant, du Fief Toubert, du Réel,
Pont de l’Arche, de la Vierge,
Port de Mordal, de Morville, de Vasterival, du Yaume,
Route Adélaïde, Clémentine, de la Pyramide, des Terres du Goulet, du Bivouac, du Grand Maître,
Rue Carrée, de l’Aumône,
Sur le Gibet,
Tête d’Adam, de Melon, de Sainte-Catherine, Péronne,
Val au Gras, aux Cailloux, des Grès Croc, des Joncs,
Anneville-sur-Scie, Biville-la-Baignarge, Boudinville, Bourville, Carville-Pot-de-Fer, Cideville, Creppeville, Cuverville, Dénestanville, Dragueville, Epineville, Flainville, Galleville, Grigneuseville, Gueutteville, Herbouville, Hybouville, Lestanville, Machonville, Poireauville, Ramouville, Saigneville, Touffreville…
Pourville (JEA/DR).
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jeudi 29 novembre 2012
P. 202. "L"opéra du bout du monde"
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Site du film ? Cliquer : ICI.
"Avec la musique comme principale boussole..."
Synopsis
- "Un road movie historique dans les coulisses de l’opéra Maraina, entre La Réunion, Madagascar et… Paris, pour découvrir en musique l’histoire des premiers habitants des îles de l’Océan Indien.
Côte Est de Madagascar, dans la ville de Fort-Dauphin, au Camp Flacourt, là où les officiers de la Compagnie des Indes ont rencontré les Malgaches pour la première fois, Jean-Luc Trulès, le compositeur réunionnais, va diriger son orchestre devant une foule qui n’avait jamais vu d’opéra auparavant. Les récits s'entrecroisent pour raconter à plusieurs voix cette histoire méconnue. Un voyage musical qui navigue entre le XVIIe siècle et 2012, dans un triangle qui relie La Réunion, Madagascar et… Paris, pour mieux entendre l’océan Indien d’aujourd’hui."
Emmanuel Cirodde
- "Les films de Marie-Clémence et César Paes ont le don d'évoquer des lieux ou des événements historiques par le prisme de la musique. On suit, ici, l'élaboration et la tournée dans l'Océan Indien d'un opéra du compositeur réunionnais Jean-Luc Trulès, évoquant l'histoire originelle de La Réunion. Le film tire sa force de la confrontation perpétuelle de ces lieux historiques en pleine nature et de la sophistication tout occidentale de la forme opéra. En découlent des découvertes mutuelles passionnantes, qui résonnent à chaque image de ce documentaire."
(Studio Cine Live, 26 novembre 2012).
(DR).
Francis Dubois
- "Marie-Clémence Paes est franco-malgache et César, brésilien et français. Ensemble, ils réalisent des films où la musique est à la fois trame narrative et prétexte à restituer l’Histoire par le biais de la culture orale.
Ici, à la préparation et au déroulement des répétitions de " L’opéra du bout du monde", œuvre lyrique composée par le réunionnais Trulès, se mêle une véritable leçon d’histoire sur l’origine métisse de l’île de la Réunion, à la fois française et profondément enracinée dans les mythes (et les rythmes) de l’Océan indien.
Le filmage de l’opéra en train de se faire est aussi prétexte à porter un regard sur l’Europe d’aujourd’hui et ses liens avec l’Outremer, sur la façon dont est racontée cette histoire entre culture orale et érudition, à la Réunion, à Madagascar et à Paris."
(LE SNES, Actualité cinématographique, 26 novembre 2012).
Noémie Luciani
- "Suivant la création d'un opéra contemporain réunionnais racontant l'arrivée des officiers de Louis XIV dans les îles de l'Océan Indien, L'Opéra du bout du monde a la particularité de joindre le documentaire historique au documentaire musical. Au fil des répétitions, Cesar et Marie-Clémence Paes mettent en scène les habitants de Madagascar racontant leur histoire coloniale, avant de découvrir l'opéra qui l'illustre – le premier opéra qu'ils auront l'occasion de voir.
(…)
La démarche, surtout, est belle : d'une rencontre à l'autre, d'une version de l'histoire à la suivante, on sent chez les réalisateurs comme chez ceux qui leur parlent une volonté partagée de faire fi des vieilles haines, pour composer ensemble une ode chaleureuse au métissage et au mariage des cultures."
(Le Monde, 27 novembre 2012).
(DR).
Olivier Barlet
- "Remarquable à plus d'un titre : harmonie entre la beauté des lieux et celles des personnes, toujours écoutées et cadrées en dignité ; pertinence du propos alors même que se poursuit le mythe de l'origine de la population de la Réunion selon une histoire nationale française par trop simplificatrice ; exemple d'une création contemporaine sophistiquée inscrite dans l'histoire et puisant dans les richesses musicales et artistiques locales, tout en faisant intervenir des artistes de divers horizons créoles ; subtilité du montage qui évite les effets pour tendre seulement vers le propos du film, établissant un fécond parallèle entre le travail artistique de la troupe et les contenus historiques et humains à l'œuvre."
(Africultures, 3 novembre 2012)
Jacques Morice
- "Cette création, vivante, bigarrée, qu'on suit par bribes à travers des répétitions, a fait l'objet d'une représentation à Fort-Dauphin, là où les officiers envoyés par Louis XIV ont rencontré pour la première fois les Malgaches. Cet endroit accroché tout au bout de l'île, que la troupe atteint au bout de plusieurs jours d'expédition, est un village où les habitants n'ont pour la plupart jamais vu d'opéra. Délaissant tout commentaire envahissant, les réalisateurs font confiance à l'intelligence du spectateur et à sa sensibilité. Emaillé de divers témoignages d'habitants de l'île, le film tisse toutes sortes de liens entre mémoire collective et mémoire individuelle, en confrontant des versions parfois différentes d'un même évènement historique, selon les protagonistes, représentants officiels ou non. Un documentaire très libre, voyageur et curieux, loin des préjugés, avec la musique comme principale boussole."
(Télérama).
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lundi 26 novembre 2012
P. 201. Ce matin, le vent...
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Le public a rarement la patience d'attendre les 400 coups avant que ne se lèvent les rideaux de la vie (Ph. JEA/DR).
Ce matin, le vent tape sur les branches d’un arbre qui se rongeait les ongles.
Au couchant de la vie, nous ne manquons pas d’allumeurs de douleurs.
Pour ne pas perdre toute la mémoire, on casse parfois la noix d’un souvenir mais elle est sidéralement vide.
La nuit passe sa main sur le front froid d’une impasse et n’en croit pas la couleur de ses yeux.
Se prenant pour un vieux prof, le soleil corrige à l’encre rouge la pâle copie de l’horizon.
Ayant perdu son dentier, la tristesse ne sait plus que mordre la poussière.
Qu’il soit des villes ou des champs, le racisme ne rêve que d’étrangler l’étrangeté.
Vous reprendrez bien une larme blanche avant de découper les étoiles dans la nuit ?
Au cimetière, que de tombes comme autant de pertes de mémoire.
XXe : siècle des génocides. XXIe : celui des climaticides ?
Les fanatiques de la sinistrose s’opposent aux mariages gays.
L’automne s’était couché avec une crinière chamarrée. Le lendemain à l’aurore, il se réveille en sueur, avec des cheveux plus blancs tu meurs.
Au point d’interrogation du jour.
Le ciel s’est coupé en se rasant ce matin…
Un peintre du dimanche se résout à manger toutes ses croûtes.
Le Musée du Chaos a les gardiens qu’il mérite : sans but !
Avez-vous déjà écouté un pavé ? Lui peut témoigner des mystères des barricades.
François Couperin - Scott Ross au clavecin.
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jeudi 22 novembre 2012
P. 200.
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J'ai eu le malheur d'ouvrir les 200 pages de ce blog. Toutes. Pitié. Quelle pagaye !!! Des bouquins comme des êtres humains allant à des manifs contradictoires. Des montagnes et des fleuves de photos sans attaches. De la poussière. Quelques poèmes refusant de se laisser embarquer dans un charter. Des enfants, des femmes et des hommes dont l'histoire garde les empreintes - qu'ils aient été des bienfaiteurs de l'humanité ou ses malheurs -. Et que de vingt-quatre images/seconde pendant des jours et des nuits de projections. L'une ou l'autre luciole. Les banquets des musiques partagées...
Pour retrouver les pages portant les sujets de votre choix, il vous suffit de recourir à la petite fenêtre, colonne de droite : "rechercher ici".
(Ph. JEA/DR).
Ballets d'ombres et de figures (pas toujours très fréquentables) :
Angelopoulos Theo, Appelfeld Aharon, Ardourel Henri et Solange, Aubrac Raymond, Austen Jane,
Badinter Robert, Balladur Edouard, Barbie Klaus, Belmont Charles, Benbassa Esther, Béraud Henri, Bialot Joseph, Blum Léon, Boissel Jean,
Carax Léos, Céline, Chirac Jacques, C Isabelle, Clébert Jean-Paul, Colet-Doé Mireille, Costantini Pierre, Coston Henry, Cotta Michèle,
Daudet Léon, de Brinon Fernand, De Clerck Stefaan, de Gaulle, De Hulster Léopold, Delwiche Christian, Desnos Robert, De Wever Bart, Drieu la Rochelle Pierre, Duteil Danièle,
Echenoz Jean, Emmanuel Pierre,
Fabius Laurent, Fauxbras César, Ferdonnet Paul, Fouchet Max-Pol, Fourest Caroline,
Giroud Françoise, Gobineau, Guillemin Henri,
Hessel Stéphane, Hollande François, Humbert Agnès,
Joly Eva, Jospin Lionel, Juppé Alain,
Kertész Imre,
Laval Pierre, Le Pen Jean-Marie, Le Pen Marine, Luxemburg Rosa,
Magnan Pierre, Marceau Félicien, Marion Paul, Marker Chris, Martial René, Mauriac François, Maurras Charles, Mendès France Pierre, Mercier cardinal, Mère Castor, Mitterrand Danielle, Mitterrand François,
Naour Ingrid,
Ozouf Mona,
Pannequin Roger, Pepys Samuel, Perec Georges, Pergaud Louis, Pétain Philippe, Picasso Pablo, Pirotte Jean-Claude, Poujade Pierre, Prévert Jacques,
Rebatet Lucien, Renard Jules, Riche Paul, Rochman Leïb, Roy Jules, Rushdie Salman,
Sacco Nicola, Salazar, Sarkozy Nicolas, Sartre Jean-Paul, Schaffer Paul, Sézille Paul, Steinberg Maxime, Strauss Kahn Dominique, Szerman Albert,
Thirion Laurence, Trébuchon Augustin, Truffaut François,
Vallat Xavier, Vanzetti Bartolomeo, Vasquez Juan Gabriel, Veil Simone, Verlinden Jean-Charles, Vielset Yvonne, Villeboeuf André, Vlaminck Maurice,
Waysand Georges, Werth Léon, Wiesel Elie,
Yvert Fabienne,
Zilberberg Esther, Zimmermann Daniel, Zola Emile.
(Ph. JEA/DR).
Quelques pages de calendriers tournées par les aiguilles de l'histoire :
1667 Froberger,
1690 Londres,
Novembre 1695 Mort de Purcell,
1705 les Violons du Roi,
1713 Ottone in villa,
1717 Water music,
1733 Hippolyte et Aricie,
1738 Saül,
1783 les Champs-Elysées,
1791 Ave verum corpus,
1812 Winkovo puis La Bérézina 1812,
1832 le Choléra à Paris,
1877 Tahiti,
1885 l'Enterrement de Jules Valès,
1898 Zola accuse,
13 février 1915 Lucien Bersot est fusillé,
7-8 avril 1915 mort de Louis Pergaud,
11 novembre 1918 le dernier mort de la Première guerre mondiale,
1927 l’exécution de Sacco et de Vanzetti,
1940 la Débâcle de 1940,
18 juin 1940 l'Appel du 18 juin,
Premiers messages de la France Libre,
Ardennes françaises sous l’occupation,
Spoliations dans le Nord de la France et en Belgique,
1942, Mouchardages,
Juillet 1942 la Rafle du Vel d’Hiv,
1er janvier 1944 à Londres,
Rafle des enfants d’Izieu,
Shoah en Belgique,
Libération de Paris,
Procès Pétain, procès Laval, procès Céline,
Collaboration et Résistance,
Amnistie des collaborateurs,
Révisionnisme,
Guerre d’Algérie,
Septembre 1970, Cour de sûreté de l’Etat,
2002 Elections présidentielles en France.
(DR).
Affiches d'un cinéma rural qui ne désemplit pas :
Adem-Oxygène, Alexandre le Grand, Amnistie, A people uncounted, Après la bataille,
Correspondances,
De Charybde en Scylla, De mémoires d’ouvriers, Después de Lucia,
El Gusto l’histoire les a séparés,
Fahrenheit 451, Four horsemen,
HH Hitler à Hollywood, Histoires d’A, Holy motors,
Ich bin eine terroristin,
Je sens le beat qui monte en moi, Jours de 36,
Kafka au Congo,
La BM du Seigneur, La guerre est déclarée, La jetée, La nuit américaine, La reconstitution, La vierge les coptes et moi, Le chemin noir, L’écume des jours, Le fond de l’air est rouge, Le gamin au vélo, Le Havre, Le policier, Les chasseurs, Les géants, Le voyage des comédiens,
Mafrouza, Mobile home,
Nana, Neko dernière de la lignée, Nous Princesses de Clèves,
Pain noir,
Squat la ville est à nous,
The tiniest place, Tourbillon, Trois sœurs,
Une bouteille à la mer, Une famille respectable, Une seconde femme, Une séparation, Une vie avec Oradour,
Voyage à Cythère.
(DR).
Puisque la musique adoucirait même la mort :
Barbara, Beaucarne Julos, Bourvil, Brahms J., Brassens, Brel,
Caussimon Jean-Roger, Charlebois Robert, Cohen Léonard, Collins Judith,
Debussy Claude, Dunker William, Dutronc Thomas,
Engerer Brigitte,
Ferrat Jean, Ferré Léo, Froberger Johann Jakob,
Gens Véronique, Graeme Allwright, Grappelli Stéphane,
Haendel G. F., Hardy Françoise, Horowitz,
Leclerc Félix, Léotard Philippe, Leprest Allain, Lévesque Raymond, Louka Paul,
Maurane, Melanesian choirs, Mozart,
Nougaro Claude,
Obele,
Polnareff Michel, Purcell Henry,
Rameau J-P, Rebel J-F,
Vaucaire Cora, Vigneau Gilles, Vivaldi Antonio, Voulzy Laurent,
(Ph. JEA/DR).
Albums avec autant de photos à plagier :
Arbres,
Bibliothèques,
Chemins,
Enseignes,
Etangs,
Façades, Fenêtres sur terres et sur mers,
Histoires d’eaux,
Monts,
Nuages,
Oiseaux,
Pierres, Pivoines,
Réverbères,
Sables,
Portes.
(Ph. JEA/DR).
Poèmes bohémes :
Dans cet hôpital, Dans les bras de morphine, De branches en étranges,
Hommage à la fourmi inconnue, Homme orchestre et post-moderne,
La nuit tenait la route,
Le carrousel est gratuit, Le lièvre et les crabes, Le papillon fera un nœud au mouchoir de ses ailes,
Messages personnels, Mon village : avis de disparitions,
On écrit parce que…
Pavane pour un été défunt,
Quand je suis une taupe, Quelques ombres sibyllines,
Refusant un avenir de décombres, Roms...
Si la brise ventriloque,
Une cage un barreau, Un matin sans la plus petite fenêtre...
lundi 19 novembre 2012
P. 199. A 36 ans, le 21 novembre 1695, H. Purcell referme la partition de sa vie
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Henry Purcell et l'ouverture de son Fairy Queen (Mont. JEA/DR).
Henry Purcell (10 septembre 1659 - 21 novembre 1695) :
plus de 800 œuvres...
François-Joseph Fétis
- "La supériorité incontestable de sa musique sur tout ce qu’on avait écrit depuis longtemps en Angleterre; le caractère d’originalité qu’on y remarquait et la variété des formes firent rechercher ses ouvrages par tous les maîtres de chapelle (…).
Purcell fut le premier compositeur anglais qui introduisit les instruments dans la musique d’église, car avant lui on n’employait que l’orgue pour l’accompagnement des voix; il montra dans son instrumentation autant de conceptions nouvelles que dans le caractère de sa musique vocale."
(« Biographie universelle des musiciens », Firmin-Didot, Paris 1866, p. 141).
France Musique
- "Issu d’une famille des musiciens reconnus, attachés à la cour d’Angleterre, compositeur précoce, prolifique, visionnaire, Henry Purcell est le plus grand représentant du premier baroque anglais. Malgré la brièveté de sa carrière de compositeur (il est mort à 36 ans), il a marqué par son empreinte la musique sacrée ou de circonstances, destinée à la cour, mais aussi celle destinée à l’usage privé dans les foyers ou celle destinée à la scène."
Philippe Le Corf
-"Foudroyé par le destin dès sa trente-sixième année, le Shakespearien Henry Purcell rayonne sur le Baroque anglais des mille rayons d’une imposante et pourtant trop courte production. Celle-ci s’impose sans partage, en allant droit au cœur, avec toute la vitalité d’une jeunesse conquérante, dans la joie comme dans le cri, dans la plainte comme dans la féerie, dans le deuil comme dans la fantaisie."
(Cité de la Musique, le Baroque).
Ath. R. Gatti de Gamond
- "Ses multiples occupations de compositeur, professeur, chanteur et instrumentiste seront les causes de sa mort prématurée en 1695. L'anthem Thou knowest, Lord, the secrets of our hearts, composé pour les funérailles de la reine Mary en 1695, sera joué à ses propres funérailles.
PURCELL est enterré dans l'abbaye de Westminster et sa plaque funéraire traduit l'estime de ses contemporains :
Here lies Henry Purcel, Esq. : who left this life, and is gone to that blessed place where only his harmony can be exceeded .
Ici repose Henry Purcell, Esq. : qui a quitté cette vie et est parti en cet endroit béni, où seule son harmonie peut être dépassée."
(Cartable musical).
The Fairy Queen, versions de J Savall, de J. E. Gardiner, de N. Harnoncourt et de W. Christie (Mont. JEA/DR).
The Fairy Queen (la Reine de fées), 1692.
Armelle Heliot
- "L'oeuvre fut créée au Dorset Garden de Londres le 2 mai 1692. Un événement demeuré dans les annales de l'art du spectacle tant les effets de la mise en scène étaient incroyables (…).
L'argument ? Shakespeare écrivit cette pièce vers 1595. On est dans les bois, non loin d'Athènes. Il y a une idylle croisée entre quatre jeunes gens qui vont être victimes de farces féériques car ils se sont enfuis dans ces bois pour fuir les rigueurs parternelles (pour dire vite)."
(Le Figaro, 10 janvier 2010).
Festival de Beaune
- « The Fairy Queen », créé le 2 mai 1692 au Dorset Garden Theater de Londres, fut le plus grand succès du vivant de Purcell. Il appartient au genre semi-opéra, une forme hybride avec une action parlée et des parties musicales comprenant airs, danses, interludes instrumentaux et masques. Le livret est une adaptation libre de la pièce “Le Songe d’une Nuit d’été” de Shakespeare. L’élément féérique joue un rôle important dans la pièce. Les Fées introduisent toutes les scènes musicales."
(2002).
Médiathèque de Belgique
- "Inspiré du Songe d'une Nuit d'Été de Shakespeare, The Fairy Queen est une synthèse du théâtre et de la danse, mêlant le goût français et le goût italien au style britannique dans un esprit de féerie.
Ce qui caractérise le mieux l'œuvre de Purcell, c'est la variété de ce qu'on peut y trouver. Outre sa réelle valeur intrinsèque, sa musique porte en elle le pouvoir de créer l'émotion chez l'auditeur, et cela à travers les siècles."
(La musique anglaise, Les temps difficiles : de 1642 à 1702).
Acte III – I love a sweet passion
Si Amour est une douce passion, pourquoi torture-t-il ?
S’il est une amertume, oh, dites-moi d’où vient mon contentement ?
Puisque je souffre avec plaisir, pourquoi devrais-je me plaindre,
Ou accuser mon destin, quand je sais que c’est en vain ?
Si plaisante est la peine, si douce la flèche,
Qu’en même temps elle me blesse, et touche mon cœur.
Je presse doucement sa main, regarde languissamment par terre,
Et par un silence passionné, je fais connaître mon amour.
Mais, oh ! je suis si fortuné quand elle se montre assez bonne
Pour découvrir son amour par quelque maladresse volontaire.
Quand elle tâche de la cacher, elle révèle toute sa flamme,
Et nos yeux se disent mutuellement ce qu’aucun de nous n’ose nommer.
Véronique Gens, les Arts Florissants sous la direction de William Christie.
Opéra international
- "Dans ce nouveau "semi-opéra", qui succède à King Arthur, Purcell manifeste une habileté toujours aussi prodigieuse à intégrer une pièce théâtrale (ici, une défiguration du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare), entrecoupée de morceaux musicaux fort divers : outre les parties instrumentales - levers de rideau, entractes, symphonies et danses -,les choeurs et ensembles vocaux solistes étaient confiés aux acteurs, tandis que, survenant souvent à l'occasion de scènes organisant un théâtre dans le théâtre, les sangs et ayres s'adressaient à de véritables solistes.
Dramatiquement, The Fairy Queen est encore moins lié à une trame événementielle que King Arthur, déjà pourtant bien relâché en cette matière. Ainsi exemptée de toute plausibilité narrative, la musique déploie une invention souverainement libre. Plus habile que jamais à synthétiser les plus diverses influences musicales européennes, Purcell épanouit tous les registres expressifs avec un ahurissant sens du timing et des proportions temporelles. Ludion inlassable et facétieux, il semble présent derrière chaque note, vocale ou instrumentale. Là où l'arbitraire et le décoratif auraient dû régner, Purcell parvient à donner une profonde nécessité à un tissu aussi lâche et théâtralement déresponsabilisé."
(Mars 1995).
Acte V – O let me sweep
Oh, laissez-moi pleurer, toujours pleurer;
Mes yeux n’accueilleront plus le sommeil,
Je me cacherai à la vue du jour,
Je rendrai mon âme à force de soupirs;
Il est parti, il est parti, pleurez sa perte
Et je ne le verrai jamais plus.
Alfred Deller.
Philip Pickett
- "De récentes recherches ont révélé que The Fairy Queen, dont le dernier masque est encadré par Hymen et Junon (deux figures mythologiques du mariage), fut en fait monté pour célébrer le 15e anniversaire de l’union du roi William III et de son épouse la reine Mary II. Dans le masque mettant en scène la réconciliation de Oberon et Tatiana, à la fin de l’acte IV, le décor représente un jardin agrémenté de fontaines, tel que le roi William les affectionnait ; les allégories des Quatre Saisons, dans le même acte, suggèrent que les liens du mariage triomphent tout au long de l’année ; et l’on comprend l’hommage dans le symbole du soleil souverain aux propos « All salute the rising Sun, the Birth-Day of King Oberon », qui ne manquent pas de souligner que le jour des noces du roi était aussi celui de son anniversaire."
(Cité de la Musique, Note de programme, 15 février 2011).
Benjamin François
- "Malgré son succès, la partition fut égarée après la mort de Purcell, et bien que le Théâtre Royal de Covent Garden offrit une récompense substantielle à celui qui la retrouverait, elle fut considérée comme perdue jusqu’en 1903, date où elle fut publiée par la Purcell Society."
(Le jardin des critiques, 22 avril 2012).
J. E. Fousnaquer
- "L’œuvre, créée en 1692, mit le feu aux planches anglaises avant de disparaître et d’être miraculeusement retrouvée au fond d’une bibliothèque londonienne au début du siècle. Galvanisé par la prose de Shakespeare, Purcell affine ici la méthode musicale qui fait de lui l’un des plus grands compositeurs baroques de tous les temps."
(LesinRocKs, 30 novembre 1994).
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